Bienvenue / Bienvenido

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CARTON PLEIN poursuit sa recherche-action collaborative sur le jeu et l’espace public. TERRAIN DE JEU IMPORT/EXPORT débute en 2014 par une résidence en COLOMBIE. Ce blog en français et en espagnol tente de rendre compte de notre processus de travail au jour le jour avec nos doutes, nos incertitudes, nos actions et l’avancée de nos réflexions. N’hésitez pas à réagir pour compléter, questionner, contredire et ainsi alimenter l’enquête !

El colectivo frances CARTON PLEIN sigue con su investigación sobre el juego en el espacio público proponiendo una exploración colaborativa (arte, arquitectura, sociología…). TERRENO DE JUEGO empieza en 2014 con una residencia en COLOMBIA. Seguid nuestras aventuras en este sitio web en francés y en español !  ¡No dudes en reaccionar a completar, cuestionar, contradecir y así mantener la encuesta!

Ultima salida de la agencia de viaje en Cali / Vendedores ambulantes

Samedi, l’agence de voyage s’expose une dernière fois dans les rues de Cali pour réactiver autrement nos outils d’analyse sensible du territoire et marquer un dernier temps fort, une manière de faire nos adieux… snif !

¡ El sábado, la agencia de viajes se expone una última vez en las calles de Cali para reactivar de otro modo nuestras herramientas de análisis sensible del territorio y marcar un último tiempo fuerte, una manera de despedirse… snif!

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Ce tour opérateur propose une mise en scène de notre enquête sur les vendeurs ambulants. Il s’agit d’ouvrir le regard sur leurs réalités, de découvrir avec eux la ville, et de poser des questions, chemin faisant, aux habitants et passants… Les entretiens réalisés avec les vendeurs ambulants sont décortiqués, les portraits deviennent des affiches collées sur les murs de la ville comme des hommages à ces vendeurs… La marche urbaine chemine dans la ville et croise ces portraits fraichement collés. Nous nous arrêtons et redonnons la parole à ces vendeurs via des enregistrements audio et des lectures. Quelques aficionados nous suivent dans l’aventure ! Ils sont mis à contribution et deviennent à leur tour vendeurs ambulants en rejoignant notre agence, proposant la vente de cartes postales ! Cette offre commerciale est plus un prétexte à la discussion qu’une nouvelle piste entreprenariale puisque la poste locale fonctionne mal et que la pratique de la correspondance semble morne ! « Vous connaissez Montebello, le Colegio de las aguas ? et San Antonio de nuit vous avez vu ?… » en tout cas, Charlotte en parfaite vendeuse fait tourner la machine aidée de Sandra en grande forme ! « A 1000 a 1000 a 1000 !! » !

Este tour operador propone una puesta en escena de nuestra investigación sobre los vendedores ambulantes. Se trata de abrir la mirada sobre sus realidades, de descubrir con ellos la ciudad, y de plantearles cuestiones, en el camino, a los habitantes… Las conversaciones realizadas con los vendedores ambulantes son analizadas, los retratos se hacen unos carteles pegados sobre las paredes de la ciudad, como homenajes a estos vendedores… La caminata urbana avanza en la ciudad y cruza estos retratos pegados. Nos paramos y devolvemos la voz a estos vendedores vía registros audio y lecturas. Algunos aficionados nos siguen en la aventura, nos ayuden y se hacen a su torre vendedores ambulantes reuniendo nuestro equipaje, que propone la venta de postales…
¡ Esta oferta comercial es más un pretexto a la discusión que una nueva pista de comercio ya que el correo local funciona mal y ya que la práctica de la correspondencia parece poco desarollada. « ¿ Conoce a Montebello, el Colegio de las aguas? ¿ Y vio el parque San Antonio de noche ?  » ¡ En todo caso, Carlota en vendedora perfecta hace foncionar la máquina ayudada por Sandra en gran forma!  » ¡ A 1000 a 1000 a 1000 ! « 

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Gros succès pour le Cristo Rey, les chiens et les fourmis de la série animalière de Matthieu ! Nous terminons par un pot sur la charette de Juan Carlos, stoppée devant notre tienda fétiche… Petite émotion lorsque sa famille nous rejoint et que nous nous déplaçons vers son portrait… Tout cela dans un joyeux désordre, très improvisé,… nous sommes épuisés mais heureux !
¡ Gran éxito para Cristo Rey, los perros y las hormigas de la serie animalista de Matthieu! Acabamos con un aperitivo sobre la carreta de Juan Carlos, parada adelante de nuestro tienda preferida, a lado de la casa… Pequeña emoción cuando su familia nos reúne y cuando nos desplazamos hacia su retrato… ¡ Todo esto en un desorden alegre, muy improvisado, somos agotados pero felices!

Workshop à Cali / Université la Javernaria / Le jeu / El juego

70 étudiants, 2 demies journées de travail, et la production collective d’une observation à grande échelle dans la ville. Pour eux c’est la découverte de nouvelles méthodologies, un travail de terrain amorcé par une entrée inhabituelle (le jeu dans la ville), et la production d’une exposition collaborative minute, créée tous ensemble au fil de l’élaboration des outils d’analyse et de restitution. Natalia et Diego nous accueillent dans leurs cours et nous aident à animer l’ensemble.

70 estudiantes, 2 días de trabajo, y la producción colectiva de una observación a gran escala en la ciudad. Para ellos es el descubrimiento de nuevas metodologías, un trabajo de terreno empezado por una entrada inhabitual (el juego en la ciudad), y la producción de una exposición colaborativa cronometra, creada todos juntos en el curso de la elaboración de las herramientas de análisis y de restitución. Natalia y Diego nos acogen en sus cursos y nos ayudan a animar el taller.

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Le workshop est un peu perturbé par une grève des bus indépendants. La municipalité voudrait intégrer leur activité et leur demande de rejoindre l’organisation municipale pour régulariser temps de travail, salaire, service, sécurité… mais cela ne va pas de soi et depuis quelques jours des grèves fortes entrainent la destruction de bus et conflits…. Les étudiants sont donc en partie dispensés de cours… mais bon, ils sont là, tous ont fait le travail de terrain et malgré leur flegme et leur décontraction étonnante, ils sont bien dedans. Nous investissons l’université en nous installant dans les espaces communs et occupants les vastes espaces de sport et de détente qui sont partout là…

El workshop es un poco perturbado por una huelga de los autobuses independientes. La municipalidad querría integrag su actividad y les pide reunir la organización municipal para regularizar el tiempo de trabajo, salario, servicio, seguridad pero desde hace algunos días las huelgas fuertes han provocado la destrucción de autobúses y conflictos…. Los estudiantes son en parte dispensados por curso pero  están allí, hicieron el trabajo de campo, y a pesar de su flema, están muy dentro. Investimos la universidad instalándonos en los espacios comunes y ocupantes los numerosos espacios vastos de deporte y de descanso…

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Nous leur avions proposé une séance le mardi précédent ou nous nous étions présentés, avions réalisé une carte mentale collective de la ville et de ses espaces publics, puis avions découpé la carte de la ville pour que les étudiants (en groupes de trois) choisissent une portion à explorer. Ce vendredi, ils reviennent avec les matières récoltés que nous tentons de capter au mieux. Trois ateliers sont proposés. L’un se déroule sur le stade de foot, les étudiants doivent présenter par groupe en une minute chrono le récit sensible de leur expérience de terrain. Un autre pôle s’organise autour de la carte du secteur, nous leur demandons une vision d’urbaniste : les étudiants décrivent les caractéristiques de leur zone, tentent de repérer les usages liés au jeu… Un dernier pôle leur demande de s’exprimer sur les espaces publics observés plus précisément. Chaque groupe a observé 3 lieux. Il s’agit alors de définir en groupe si ces lieux leur paraissent positifs ou négatifs (mas o menos) et d’exprimer leur critique en adossant à la photo du lieu un texte ou des mots clefs. Une manière de partager rapidement une forme de critique collective.

Les habíamos propuesto una sesión el martes precedente o nos habíamos presentado, habíamos realizado una mapa mental colectiva de la ciudad y de sus espacios públicos, luego habíamos recortado la mapa de la ciudad para que los estudiantes (en grupos de tres) escojan una porción que hay que explorar. Este viernes, vuelven con las fichas y fotograpfias que intentamos captar lo mejor posible. Tres talleres son propuestos. Uno se pasa sobre la cancha de fútbol, los estudiantes deben presentar por grupo en un minuto crono el cuento sensible de su experiencia de campo. Otro polo se organiza alrededor de la mapa del sector. Les pedimos una visión urbanista : los estudiantes describen las características de su zona, intentan reparar en los usos atados al juego… Un último polo les pide expresarse.

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L’exposition s’organise autour de la carte centrale. Nous terminons par l’écriture d’un texte collectif sur les espaces publics de la ville et par une carte postale collective avec tous les étudiants ! Nous repartons les valises chargées d’observations que nous analyserons à notre retour en France…

La exposición se organiza alrededor de la mapa central. ¡ Acabamos por la escritura de un texto colectivo sobre los espacios públicos de la ciudad y por la postal colectiva con todos los estudiantes! Nos vamos de nuevo las maletas encargadas de observaciones que analizaremos a nuestra vuelta a Francia…

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Portraits de vendeurs ambulants / Retratos de vendedores ambulantes

Présentation de vendeurs ambulants rencontrés en chemin :

Wahsinton Antonio, rencontré le  samedi 1er mars sur la place dite « aux pigeons », vendeur ambulant d’ananas. Il est père de 8 enfants. Il vend entre 40 et 50 ananas par jour. Il a un patron qui lui met à disposition une charrette de bois avec un toit léger.

Presentación de algunas vendedores ambulantes encontrados :

Wahsinton Antonio, lo conocimos el sábado 1ero de marzo en la plaza de las palomas. Vendedor ambulante de piñas. Es padre de un niño de 8 años. Vende entre 40 y 50 piñas diarias. Tiene un jefe que le pone a disposición la carreta de madera con un techo liviano.

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Jesus Triana alias Marcelo, rencontré le dimanche 2 mars, au parc Jorge Isaacs. C’est un vendeur indépendant, propriétaire de sa charrette fabriquée par son fils, composée de métal, peinte en bleu et customisée avec soin, en hommage aux femmes de Cali qui sont les plus belles.

Jesus Triana alias Marcelo, encontrado el domingo 2 de marzo en el parque Jorge Isaacs. Es un vendedor independiente, propietario de su carreta fabricada por su hijo. Esta compuesta de metal, pintada de azul y personalizada con cuidado, en honor a las mujeres de Cali que son las más bellas. 

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Maria, vendeuse de fruits, rencontrée dans le Parc Jorge Isaacs, alors qu’elle vend des fruits entourée de ses 3 petits enfants, qui l’aident occasionnellement. Elle a une clientèle fidèle et vend tous les jours au même endroit.

Maria, vendedora de frutas, la conocimos en el parque Jorge Isaacs, cuando vendía frutas rodeada por sus tres hijos que la ayudan en algunas ocasiones. Tiene una clientela fiel y vende todos los días en el mismo lugar.

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Juan Carlos, vendeur de fruits dans notre rue. Il part tous les jours du marché de Santa Helena,  pour arriver dans notre quartier (San Antonio) et repartir déposer sa charrette à la galeria. Il a 51 ans, mais en fait 10 de moins. Il a 4 filles dont une fait des études en médecine. Nous avons pu l’accompagner une matinée lors de sa tournée, et nous rendre compte du courage que ce métier demandait.

Juan Carlos, vendedor de frutas en nuestra calle. Sale todos los días desde el mercad Santa Marta para llegar a nuestro barrio y poner su carreta en la galería. Tiene 51 años pero parece 10 años menor. Tiene 4 hijas de las cuales una esta cursando estudios de medicina. Pudimos acompañarlo una mañana en su recorrido y darnos cuenta del coraje que se necesita para hacer este trabajo.

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Samir Martinez, nous l’avons rencontré dans calle 21 avec carrera 6… il est chiffonnier depuis 15 ans, récupère du carton, du plastique, de l’aluminium, des bouteilles, du papier, de la ferraille. Le plus rentable est l’aluminium et la ferraille. Nous le rencontrons dans son secteur, autour de Saint Nicolas. Chaque chiffonnier a sa zone de travail. Il travaille de 5 heures du matin à 3 heures de l’après-midi. Après il n’y a plus rien dans les rues.

Samir Martinez, lo conocimos en la calle 21 con carrera 6… Es reciclador desde hace 15 años, recupera cartón, plástico, aluminio, botellas, papel, hierro. Lo mas rentable son el aluminio y el hierro. Lo conocimos en su sector : San Nicolas. Cada reciclador tiene su zona de trabajo. Samir trabaja dede las 5 am hasta las 3 pm, después no hay nada en las calles. 


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L’homme du Rio, rencontré au rio Pance un après midi de pluie et d’élection. Il attend le chaland, nous observe derrière sa petite table pliante en bois peinte à la main qui arbore le mot « solteria », du nom de la pâtisserie inspirée du churos et réinventée à sa sauce qu’il propose… Ses lieux de vente sont les lieux touristiques majeurs de la ville : le rio pance, las très cruzes et le Christo rey….

El hombre del río, encontrado en el Río Pance en una tarde lluviosa y de elecciones. El espera su clientela, nos observa detrás de su pequeña mesa plegable en madera pintada a mano que muestra la palabra : soltería, del nombre la pastelería inspirada de curros y reintentada a su manera. Sus lugares de venta son los sitios turísticos de la ciudad : el río Pance, las tres cruces y Cristo rey.

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Vendeurs de rue / Vendedores de calle

Arpentant les rues, essayant de toucher du doigt ce nouvel univers de couleurs, d’odeurs, de sons… ils sont là, ils nous sautent aux yeux. Au début, une touche de folklore, qu’est-ce que c’est agréable de voir tous ces vendeurs dans les rues ! Assemblage de quelques bouts de bois et roulettes qui forment la charrette, haut parleur de fortune, couleurs chatoyantes, décorations multiples, un petit rien qui constitue tout de suite un univers incroyable. loin de nos villes françaises…
Recorriendo las calles, tratando de descubrir este nuevo universo de colores, olores, sonidos… que se encuentran aquí, que resaltan a la vista. Al principio, un toque de folclor. Como es agradable ver esos vendedores ambulantes en las calles! Ensamble de algunos trozos de madera y ruedas que forman una carreta, un megáfono, colores tornasoles, múltiples decoraciones, nada asombroso que crea un universo increíble. Universo apartado de nuestras ciudades francesas…

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Unité

Ici, tout se trouve et peut s’acheter à l’unité. Cigarette, paire de lunettes, pile, gâteau, empanadas, boisson exotique, tinto (café), aqua panela (jus de canne à sucre); fritados, bonbons, fruits tropicaux, biscuits, glaces, parrilladas, maïs grillé, chicha (alcool de mais), mort aux rats, mais aussi de petits jeux en plastiques, jeux d’argents, chaussures, tee-shirt, clé USB pleine à craquer de musique chaudes (salsa, rumba, cumbia, reggaeton…), dvd… On peut aussi trouver des services tels que les cireurs de chaussures, des dactylos munis de leur machine à écrire pour la rédaction de papiers officiels, des minuteros qui proposent pour 100 $ cops une communication locale. De manière très intuitive d’abord, notre regard s’est arrêté sur ces vendeurs en commençant par les observer et les photographier. Nous avons aussi tester leurs services et produits… Puis, petit à petit, cette pratique nous est apparue très significative, une porte d’entrée pour décrypter les espaces publics de la ville.

Unidad
Aquí, todo se puede comprar por unidad. Cigarrillos, unas gafas, una pila, una torta, una empanada, una bebida exótica : cafe y aguapanela, fritos, dulces, frutas tropicales, galletas, helados, parrilladas, mazorca, chicha, pero también los pequeños juegos en plástico, juegos de dinero, zapatos, camisetas, memorias usb llenas de músicas calientes ( salsa, rumba, reggaeton…), dvd’s… Aquí, se puede también, encontrar servicios como el embolaje de zapatos, las maquinas de escribir para los papeles oficiales, los minuteros que por 100$ te permiten comunicarte a cualquier celular. Intuitivamente, nuestra primera mirada se enfocó en estos vendedores ambulantes, así que empezamos a observarlos y fotografiarlos. Después, esta forma de trabajo nos pareció importante como puerta de entrada para descifrar los espacios públicos.

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Diversité

Le parasol multicolore fait repère : sorte d’emblème des vendeurs, présent dans toutes les rues. Mais en nous plongeant dans l’enquête avec les vendeurs, au fil de nos rencontres, au delà de cette forme commune, nous appréhendons des réalités multiples. Nous découvrons des personnalités diverses : jeunes, vieux, seuls ou en familles, dont la singularité s’exprime à travers un slogan particulier, une charrette customisée (dont l’ingéniosité nous laisse toujours surpris). Chacun parle fièrement de son installation, de sa machinerie, de sa marchandise, ses clients…
Leurs statuts sont hétérogènes : certains détiennent une autorisation (sont-ils pour autant des vendeurs officiels ?), d’autres semblent travailler de manière plus informelle fuyant la police dès qu’elle apparait avec leurs installations légères. Il y a les vendeurs ambulants qui circulent dans les rues, et ceux qui détiennent un emplacement défini, ceux que l’on retrouve tous les jours au même endroit, et les autres qui se déplacent dans quelques lieux de même typologie (à l’image du vendeur de friandises du rio pance qui alterne entre les 3 cruzes, le christo rey et le rio..). Bref, il y a tant de diversité dans les pratiques que nous n’arrivons pas toujours à en saisir les nuances. C’est tout un nouveau monde qui s’offre à nous…

Diversidad


La sombrilla multicolor funciona como referente : una especie de emblema del vendedor ambulante presente en todas las calles. Pero avanzando en nuestra investigación con ellos, después de varias conversaciones, detrás de estas formas comunes, nos encontramos múltiples realidades. Descubrimos diversas personalidades : jóvenes, viejos, solos o en familia, personas que se expresan a traves de un slogan particular, una carreta personalizada (su creatividad siempre nos deja admirativos). Cada uno habla orgulloso de su instalación, de su maquinaria, de su mercancía, de sus clientes, etc…
Su estatus es heterogéneo : algunos tienen autorización (son por esto vendedores oficiales?), algunos parecen trabajar informalmente escapando de la policía, con sus instalaciones, cada que esta aparece. Existen los vendedores ambulantes que circulan en las calles, los que se detienen en un lugar definido y que nos encontramos todos los días en el mismo lugar. Están los que se desplazan solo en lugares de la misma topología (como el vendedor de mecate que alterna entre el río Pance, las tres cruces y Cristo rey). Por fin, hay tanta diversidad en las practicas que no llegamos logramos todavía entender las matices. Es todo un nuevo mundo que se abre a nosotros…

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Quotidien

Avec nos yeux français, ce sont ces commerces ambulants qui semblent être la vitalité même des espaces publics de la ville, avec leurs sons, leurs couleurs, ils créent un paysage sonore et visuel intense. Ils donnent également une forme de rythme à la ville : à travers leur marche, leur parcours pour certains, ou par le point d’arrêt qu’ils proposent au coin d’une rue, espace de rencontre possible. Ils deviennent familiers, un point de repère temporel. Tous les jours vers 17h un marchand de fruit passe devant notre maison. Nous reconnaissons sa voix, son slogan. Il temporalise notre journée, accentue le moment. Hier, il n’est pas passé, un décalage s’est produit dans notre quotidien : quelle heure est-il ? Pourquoi n’est il pas là ? Est-il malade ? Au coin de la rue, le minuteros de la tienda. Il nous accueille chaque jour avec le sourire, installé sur le trottoir, en bordure de la boutique… 
C’est en quelques sortes un service à la personne, une proximité que l’on cherche à réinventer/retrouver en France et qui est plus que riche et opérationnel ici.

Cotidianidad


Con nuestra mirada de franceses, son estos comercios ambulantes que nos parecen ser la vitalidad misma de los espacios públicos de la ciudad, con sus sonidos, sus colores, ellos crean un paisaje sonoro y visual intenso. Igualmente, ellos le dan un especie de ritmo sonoro a la ciudad : a través de su caminata, de sus recorridos o en el punto en que se establecen, nos ofrecen un posible encuentro. Se vuelven familiares y un punto de referencia temporal. Todos los días, hacia las 5:00pm un vendedor de frutas pasa por nuestra casa. Lo reconocemos por su voz y su slogan. El marca un tiempo en nuestra jornada acentuando el momento. Ayer, este vendedor no pasó, esto se convirtió en un desfase en nuestra cotidianidad : que hora es? porque no pasó? estará enfermo? 
En la esquina de la calle, el minutero de la tienda nos atiende todos los días con una sonrisa, sobre el anden. 
Es un servicio a la persona, una proximidad que buscamos reinventar y reencontrar en Francia, que es mas rica y operacional aquí.

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Surprise
Les vendeurs sont aussi la promesse d’une possible surprise, à chaque coin de rue, un jus ? une glace ? une brochette ? C’est aussi le gage de la spontanéité : une fête s’organise, un concert ? Un regroupement ? Ici pas besoin d’organiser un bar de rue officiel avec demande à la municipalité et nombreux papiers à régler d’avance.  Quelques vendeurs affluent, des vendeurs de bières, de petites choses a grignoter, des boissons alcoolisées diverses et variées… et c’est parti ! Les évènements ici se montent en deux secondes sans infrastructure publique. Nous avons pu l’expérimenter avec la nuit de la salsa sur la place des étudiants, bouillonnement énergétique pour infrastructure minimale. Poussé à son paroxysme, c’est ce que nous avons vu lors du carnaval de Baranquilla qui rassemble des milliers de personnes, où des loueurs de chaises privées viennent installer les tribunes tronçons par tronçons, et où les vendeurs affluent avec tout ce qui pourrait rendre agréable aux spectateurs le temps du défilé (brochettes et patates chaudes, bombes de mousse, boissons fraîches, poncho, friandises, accessoires fluorescents…).

Sorpresa


Los vendedores son también una promesa de una posible sorpresa en cada esquina? un Jugo? un helado? un chuzo?
También son la garantía de la espontaneidad : se organiza una fiesta? un concierto? un grupo de personas? Aquí no hay necesidad de organizar un bar de calle oficial, con permiso de la municipalidad y una cantidad de papeles que llenar con anterioridad. Algunos vendedores fluyen por la calles, venden cerveza, mecate, diversas bebidas alcohólicas … y que empiece la fiesta ! Los eventos aquí pueden montarse en dos segundos sin infraestructura pública. Lo pudor experimentar en la noche de la salsa en la plaza de los estudiantes, efervescencia energética para una infraestructura mínima. por extensión, es lo que pudimos ver en el festival de Barranquilla que reúne a miles de personas, donde se instala silletería privada en esas tribunas tramo a tramo. Aquí, los vendedores llegan con todo lo que podría ser agradable para los espectadores durante el desfile : chuzos, papa caliente, espuma, bebidas frías, ponchos, mecate, accesorios fosforescentes…


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Économie

Ici tout devient une potentielle ressource de travail, une économie, tout est monnayable : une canette de bière ramassée et revendue au marché noire, un morceau de carton… Leur débrouille nous fascine, cette faculté qu’ont ces personnes sans ressources financières à inventer de multiples activités et services pour subvenir, pour survivre. A Bogotá, un jour de pluie, nous avons vu des personnes poser des planches pour aider les gens à traverser la rue inondée, moyennant une petite pièce. Nous nous interrogeons aussi sur la différence avec la France où les emplois sont rares. Il semble impossible chez nous de créer son petit commerce.. où sommes-nous en panne d’initiatives ? Ces petits boulots sont-ils une chance ? Ou révèlent-ils un profond déséquilibre économique mondial ? Mais ces activités économiques diffusent et multiples créent parfois une forme de concurrence déloyale aux commerçants officiels, dont l’activité est imposable par l’État. A Bogotá, la Septima, une avenue majeure a été piétonnisée ce qui a engendré la prolifération de vendeurs ambulants. Se postant sur le pas de porte de commerçants installés, ils créent une crispation et un déséquilibre dans les pratiques économiques de cette artère de centre ville. Comment gérer cette cohabitation ? Celle-ci nous semble opérante – les activités paraissant complémentaires…. mais jusqu’à quel point ? ce n’est pas si simple !

Economia


Aquí todo es potencial de trabajo, una economía : una lata de cerveza encontrada en el suelo revendida al mercado negro, un pedazo de cartón… Su forma de desenvolverse nos encanta, esta facultad que tienen estas personas sin recursos financieros para inventar diferentes actividades y servicios para satisfacer, para sobrevivir. En Bogotá, en un día lluvioso, vimos a unas personas instalar una poner una planchas para ayudar a los peatones a atravesar la calle inundada por medio de una pequeña pieza. Nos preguntamos entonces sobre la diferencia que hay en Francia, donde los empleos se vuelven raros. Parece imposible, en Francia, poder crear su propio comercio… o nos encontramos con falta de iniciativas? Estos pequeños trabajos son una suerte? Nos revelan un profundo desequilibrio mundial? 
Pero estas múltiples actividades económicas crean, a veces, una forma de concurrencia desleal a los comercios oficiales, quienes por su actividad dan impuestos al Estado. En Bogotá, la Septima, avenida importante que fue peatonalizada lo cual generó la proliferación de los vendedores ambulantes. Instalándose sobre las puertas de los comerciantes oficiales y creando una tensión y un desequilibrio en las practicas económicas de esta arteria del centro de la ciudad. Como manejar esta cohabitación? Esta nos parece operacional – las actividades parecen complementarias… Pero hasta que punto? Esto no es fácil!


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Paradoxe


Leur pratique est problématique et centrale. Tous les acteurs rencontrés, les urbanistes, les habitants…  s’interrogent. Ces commerces sont pour beaucoup un moyen de débrouille et de survie, il est difficilement envisageable d’interdire une activité qui crée une vraie économie de proximité et des emplois nombreux. Ce sont aussi des services réels pour les habitants. 
Mais ces commerçants représentent aussi l’hyper sollicitation commerciale quotidienne et la saturation de l’espace public, qui fatigue parfois, crée des tensions… Pas de repos ! tout est rapport d’argent ! il est parfois impossible de poser les yeux sur une marchandise sans se faire alpaguer, ou même de traverser une rue sans chercher du regard les marchandises proposées… De même l’espace public encombré de tous ces dispositifs, ne facilite pas l’accès de tous…

Paradoja


Su práctica es problemática y central. Todos los actores encontrados : urbanistas, habitantes… se hacen preguntas.
Estos comercios son para muchos un medio para sobrevivir y para desenvolverse, es difícilmente factible prohibir esta actividad que crea una verdadera economía de proximidad y un numero importante de empleos. Estos son también unos servicios que se le ofrecen a los habitantes. 
Pero estos comerciantes representan también las suplicas comerciales cotidianas y la saturación del espacio público, que cansa algunas veces creando tensiones… No hay descanso! Todo esta relacionado con el dinero! A veces es imposible mirar la mercancía sin que nos pillen, o hasta atravesar una calle sin mirar las mercancías propuestas… así mismo, el espacio público sobrecargado de todos estos dispositivos, no facilita el acceso a todos… 



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Contrôle

Nous découvrons peu à peu, avec les marchands, les mécanismes mafieux qui régissent ces activités informelles. Bien qu’elles semblent autogérées, elles sont contrôlées… secteur par secteur (d’un feu rouge à un autre) par des « protecteurs » qui soutirent de l’argent aux vendeurs. Tandis que ces mêmes marchands subissent aussi des pressions de la part des autorités qui cherchent à réguler leur présence… Les urbanistes et politiques veulent canaliser ce commerce de rue qui prolifère. Pour repenser les espaces publics, ils prennent appui sur des modèles européens, plus aseptisés pour penser les transformations… Le boulevard de Cali, juste réaménagé, pourrait devenir le nouveau modèle d’espace public sans vendeurs ambulants. Il est alors surveillé jour et nuit et on ne peut y circuler en vélo ni même monter sur les bancs (qui pourtant semblent l’inciter…). Mais cette transformation est-elle opérante ? souhaitable ? Beaucoup d’habitants s’accordent à dire que cette rue est morne… D’autres apprécient cet espace vraiment à part…
Mais quoi qu’il en soit cette régulation semble impossible… car cette pratique est là, mobile, diffuse, indétrônable… impossible à endiguer ! Comment faire avec pour modeler la ville et transformer Cali ?

Control


Nos descubrimos poco a poco, con los comerciantes, los mecanismos mafiosos que rigen esta actividades informales. Aunque parecen auto-administradas, ellas son controladas… sector por sector (de un semáforo al otro) por sus « protectores » que les piden dinero a los vendedores. Mientras que al mismo tiempo, los vendedores, sufren por la presión de parte de las autoridades que buscan regular su presencia. Los urbanistas y políticos quieren canalizar este comercio de calle que prolifera. Para repensar los espacios públicos, se basan en modelos europeos, para pensar en las transformaciones… El bulevar de Cali, que acaba de ser acondicionado, podría convertirse en el nuevo modelo de espacio público, sin vendedores ambulantes. Por eso esta vigilado día y noche, no se puede circular en bicicleta no subirse a las bancas (que parecen incitarnos). Pero esta transformación es operativa? Deseable? Muchos habitantes están de acuerdo cuando dicen que esta calle es monótona… Otros precian este espacio verdaderamente diferente…
En todo caso esta regulación parece imposible ya que la practica informa existe, se mueve y es difusa, imposible de encauzar! Como hacer para modelar la ciudad y transformar Cali? 


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Mobilité

Les vendeurs se déplacent… vers de nouveaux lieux du soir… individuellement lorsque les commerces sont mobiles, ou massivement par un jeu d’apparition et de disparition. A Cali, certains quartiers se vident quand d’autres lieux s’activent. Le centre ville par exemple hyper actif en journée avec ces vendeurs en tous genres. Des rues sont dédiées aux typologies de commerce distincts : rue des sacs, rue des chaussures, rue de l’électricité, rue des vêtements… Vers 19h tout disparait, les boutiques replient leur devanture, les commerces ambulant roulent vers leurs parkings discrets que nous tardons à découvrir… A San Antonio, par exemple, c’est l’inverse. Le soir affluent les vendeurs de maïs grillés, de boissons et les artisans qui exposent à même le sol les bijoux, pipes… Ici, tout est affaire de rythme, et il ne faut pas passer à contre courant sinon la ville paraît déserte… Les marchants sont hyper réactifs, ils s’adaptent aux aléas de la vie citadine : un chantier ? une pluie tropicale ? un soleil brulant ? le week-end ? les élections ? des touristes ? une fête ?…  Les marchands ont une connaissance parfaite des usages des espaces publics… Guêteurs parfaits, ils nous font part de leur expérience ordinaire. Ils indiquent les moments de rassemblement. Au Rio Pance, un monsieur nous explique quelles sont les périodes d’affluence, les heures, les jours, les mois, les origines géographiques des clients, les habitudes des caleños et celles des quelques touristes rencontrés sur les lieux touristiques principaux de la ville.

Movilidad


Los vendedores se desplazan… hacia otros lugares de noche… individualmente cuando los comercios son movibles, o masivamente por un juego de aparición y desaparición. En Cali, algunos barrios se abandonan cuando otros se activan. Es centro de la ciudad, por ejemplo, es muy activo en el día con sus vendedores de toda clase. Las calles son dedicadas a varios tipos de comercio : la calle de los bolsos, la de los zapatos, la de la electricidad, la de la ropa… Hacia las 7:00pm todo desaparece, las tiendas cierran, los vendedores ambulantes ruedan hasta sus parqueaderos discretos que tardamos en descubrir… En San Antonio, por ejemplo, es al contrario. En la noche llegan los vendedores de mazorca, bebidas y artesanos que exponen sus creaciones en el suelo… Aquí, todo va a un ritmo, el cual debemos seguir, si no la ciudad parece desierta… Los vendedores son súper reactivos, se adaptan a los ires y venires de la ciudad : una obra de construcción, una lluvia tropical, un solazo, un fin de semana, las elecciones, los turistas, un evento… Perfectos vigilantes, que nos cuentan sus experiencias ordinarias. Nos indican los momentos de encuentro. En el río Pance, un señor nos explica cuales son los periodos de mayor afluencia, las horas, los días, los meses, los orígenes geográficos de su clientela, las costumbres de los caleños y las de los turistas encontrados en los principales lugares de la ciudad. 



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Sécurité

Paradoxe aussi au niveau de la sécurité… Au pays de la peur, dans une ville où celle-ci est palpable… les commerces ambulants nous paraissent être rassurants, présents, toujours de bons conseils. Ils permettent de repérer les « Ojas » lieux de consommation de drogue contrôlés et très dangereux…pourtant certains stigmatisent la présence des vendeurs ambulants en disant qu’ils ont des doubles activités et peuvent aussi vendre des produits stupéfiants … fantasme ou réalité ?
Pour nous les gringos, ils sont de petits refuges. Ils sont les clefs d’entrée vers la culture locale populaire… Parmi les touristes, ils semblent y avoir ceux qui tentent, qui osent, et ceux qui ne veulent pas rentrer dans cette pratique, la regardent avec distance… Souvent on nous invite à tenter les spécialités locales comme tous ces fruits vinaigrés et salés qui nous surprennent ou les champus, mixtes de fruits et de maïs…

Seguridad


Encontramos también una paradoja con respecto a la seguridad… En el país del miedo, en una ciudad donde este es palpable… los comerciantes ambulantes nos tranquilizan, presentes, siempre nos dan buenos consejos. Ellos nos permiten localizar las ‘Ollas’, lugares de consumo de droga controlados y muy peligrosos… sin embargo, alguno estigmatizan la presencia de los vendedores ambulantes diciendo que tiene doble actividad y que pueden vender también productos ilícitos… Creencia o realidad?
Para nosotros los gringos, ellos son unos pequeños refugios. Son la llave de entrada hacia la cultura local popular… Con frecuencia nos invitan a probar las especialidades locales, como las frutas envinagradas y saladas que nos sorprenden o el champús, mix de frutas con maíz… 




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Proximité

Le vendeur ambulant c’est le lien entre dedans et dehors pour ceux qui circulent de maisons en maisons les approvisionnant unes à unes. Pour ceux qui s’installent en bord de rue et sur les places, ce sont des abris dans l’espace public, des espaces presque privés. Chacun a son espace vital… modifie les comportements des passants et voisins : on ne peut pas les ignorer. Qui irait jouer au ballon à côté du vendeur de jus ? Ou qui crierait à coté du minuteros ? Ce qui nous marque c’est leur manière de rendre la rue vivable car vivante, car qu’est-ce qu’une rue sans habitants ? sans circulation humaine ? Par leur simple présence, ils habitent cet espace public qui se dessine en creux des petites maisons aux fenêtres grillagées.
La rue est un espace public délaissé par les pouvoirs publics qui est investie par le privé, prolongeant le carrelage de la façade de leur maison sur le sol pour créer une unité, installant des arbres en moulant des bacs en béton, taillant un arbre en forme de canard. 
Ainsi, l’habitant prend soin du seuil de sa porte, le façonne à son image… l’occupe la journée puis se retire la nuit tombée dans son intérieur… reste ensuite cette mise à distance par les barreaux qui disent beaucoup des peurs et des tensions… Mais ce soin apporté fait la ville.
 Le privé se renferme dans ses murs tout en s’étendant par touche ou aplat sur l’espace public. Seuls les vendeurs sur les trottoirs, les arbres par les plantations multiples, diversifiés et installés de manière irrégulières créent des paysages changeants, donnent à chaque rue sa singularité.

Proximidad


El vendedor ambulante es el vinculo entre el adentro y el afuera para aquellos que recorren las casas abasteciendolas una a una. Para aquellos que se inhalan al borde de una calle y en las plazas, se vuelven un refugio en el espacio público, espacio casi privados. Cada quien tiene su espacio vital… modifica los comportamientos de los caminantes y vecinos : no se pueden ignorar. Quien iris a jugar con un balón al lado del vendedor de jugos? O quien gritaría al lado del minutero? 
Lo que nos marca es la forma en que convierten la calle vivible por que se vuelve animada, porque que es una calle sin habitantes? Sin circulación humana? Con su presencia, ellos habitan éste espacio público que se dibuja con la intermitencia de pequeñas casas con sus ventanas cercadas.
La calle es un espacio público abandonado por los poderes públicos, que el privado se toma : prolongando su piso hasta el anden para crear una unidad, sembrando arboles al rededor de las bancas en concreto o talando un árbol en forma de pato…
Asi, el habitante se apropia de ese espacio de transición entre lo público y lo privado a su manera, espacio que ocupa durante el día y en la noche se resguarda en su interior. Se ven también esas rejas quien os dicen mucho sobre los miedos y la tensiones… pero esta personalización hace la ciudad. 
El privado se encierra en sus muros extendiendo en el espacio público. Solo los vendedores ambulantes en los andenes, los diversos arboles sembrados de manera irregular crean paisajes cambiantes y dan a cada calle su singularidad.

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BOGOTÁ / Marche urbaine avec des acteurs de l’action communautaire / Caminata urbana con actores de la acción colectiva

Nous enchaînons sur une marche collective à la découverte de projets collectifs.  Organisée par Estelle Van Wambeke, professeure à l’université de design, cette journée nous a permis de rencontrer de nombreux acteurs de l’action collective et de l’innovation sociale. Nous lui avions suggéré de faire une marche urbaine pour relier ces initiatives entre elles… Nous pensions au travail de Stalker à Rome qui nous a nourris et marqués !
Nos aventuramos en una caminata urbana para conocer diferentes proyectos colectivos. Organizada por Estelle Van Wambeke, profesora en la Facultad de Artes y Diseño de la UJTL, esta jornada nos ha permitido conocer a varios actores de la acción colectiva y la innovación social en Bogotá. Semanas antes le habíamos sugerido a Estelle una marcha urbana para vincular estas iniciativas entre ellas, recordando el trabajo del colectivo Stalker en Roma que nos ha enriquecido mucho!

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Nous suivent pour ce parcours Catherine, architecte fraichement revenue d’Espagne qui tente de lancer à Bogota « Desayunos con Caminantes« pour parler de la ville en transformation… Mauro que nous avions rencontré à Pereira et aussi Mathilde, nouvelle belle rencontre, architecte de l’agence française atypique « Des clics et des calques » qui n’a pas pu rentrer en France après son dernier voyage ici… Et puis les participants au workshop de la veille, notamment les membres actifs du collectif Bici cultura Tadeista.

Nos acompañan Catherine, arquitecta colombiana de regreso de España quien se encuentra dinamizando encuentros sobre urbanismo en Bogotá por medio de desayunos-caminatas ; Mauro, a quien habíamos encontrado a Pereira; y también Matilde, nuevo bello encuentro con esta arquitecta de la agencia francesa atípica “Des clics et des Claques” que no quiso volver a Francia después de su último viaje aquí… Además están Paola, Diego y Juan Camilo, diseñadores en formación y miembros activos del colectivo Bici Cultura Tadeista quienes participaron en el workshop organizado el día anterior en la Universidad Jorge Tadeo Lozano.

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9h00. Nous partons tous en bus vers Los Laches, un barrio à flanc de montagne marginalisé bien que situé à 10 minutes en bus du centre ville. Nous découvrons la Bibliothèque de la Peña, structure qui incarne la rencontre entre un projet public (rare ici) et de l’action communautaire issue de la mobilisation citoyenne. La bibliothèque fait partie du réseau des bibliothèques publiques de la capitale (Biblored). Mais elle est aussi très ancrée sur le territoire. Elle se renouvelle sans cesse, en fonction des envies des groupes d’acteurs investis et du contexte local toujours changeant.

09:00. Tomamos el autobús hasta Los Laches, barrio situado en las faldas de la montaña, a 10 minutos en autobús del centro. Descubrimos la biblioteca de la Peña que encarna el encuentro entre un proyecto público (raro aquí) y la acción comunitaria que viene de la movilización ciudadana. La biblioteca hace parte de la Red Distrital de Bibliotecas Públicas (Biblored), y también está profundamente arraigada al territorio local. Ella se renueva constantemente, de acuerdo con los deseos de los usuarios comprometidos y con el contexto local siempre cambiantes.
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Dans la forme, la bibliothèque est assez classique, même si elle garde de vastes espaces libres, animés par de nombreux évènements, rencontres… pour nous accueillir ce matin là, sont présents le personnel de la bibliothèque, mais aussi des usagers  : des personnes âgées («  les vieux  »), des adolescents, des enfants, qui témoignent tour à tour de leur engagement dans la bibliothèque et dans le quartier. Ils nous expliquent avec aplomb l’importance du lieu dans leur construction identitaire, leur socialisation et dans la vie du quartier. La vitalité du lieu nous saute aux yeux au fil des témoignages. Nous nous interrogeons en retour sur l’affaiblissement en France des mouvements d’éducation populaire et sur la professionnalisation de ces structures qui perdent parfois leurs liens avec le territoires et les habitants. Nous rencontrons là bas un ancien étudiant d’Estelle qui continue le projet  « Píntela como quiera » fruit d´un travail collaboratif sous la direction d’Estelle réalisé entre 2010 et 2012 qui a permis la création d’une carte collaborative issue d’un travail de collectage qui rend lisible les ressources du quartier.

En la forma, la biblioteca es bastante clásica, aunque mantiene grandes espacios abiertos, utilizados en muchos eventos, reuniones… Para darnos la bienvenida esta mañana, está presente el personal de la biblioteca, junto con tres grupos de usuarios: los adultos mayores (los « viejos » según los más jóvenes), los adolescentes y los niños, lo que demuestra su participación en la biblioteca y en el barrio. Explican con aplomo la importancia del lugar en la construcción de su identidad, la socialización en el barrio. Nos preguntamos sobre el debilitamiento en Francia de los movimientos de educación popular y la profesionalización de estas estructuras que tienden a perder los vínculos con el territorio y sus habitantes. Aquí nos encontramos con un antiguo estudiante de Estelle Marco, quien continúa el proyecto  » Píntela de Como Quiera  » fruto del trabajo de colaboración que nació bajo la dirección de Estelle entre 2010 y 2012, lo que llevó, entre otros resultados, a la creación de un mapa colaborativo  que da visibilidad a los recursos del barrio.

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Nous partons marcher avec le groupe de la bibliothèque dans le quartier. Ils nous expliquent en chemin leur mobilisation via des journées dédiées au nettoyage du quartier et des rives du Rio… Ils reconnaissent que ces actions sont épuisantes et doivent être relayées par les pouvoirs publics. Un peu plus loin en chemin, rencontre avec Norma, une «  leader  » communautaire, comme la nomme les habitants du quartier. Femme incroyable, hyper engagée qui a transformé le deuxième étage de sa maison en espace de vie répondant aux besoins du quartier  : garde d’enfants, ateliers créatifs divers, débats de femmes… Norma se revendique de l’éducation populaire avec des principes forts qu’elle explicite. Par exemple ici toutes les activités sont proposées pour tous, tous les âges confondus, ce qui crée des espaces de rencontre et des formes d’échanges atypiques… elle attend le jour même un groupe éclectique de femme (la plus petite a 7 ans) qui viennent chez elle parler de la condition féminine, de la famille, de politique…. Elle cherche à développer le pouvoir d’agir des personnes accueillies. Elles viennent ici trouver confiance et dignité, un pas vers la citoyenneté.

Comenzamos caminando con el grupo de la biblioteca en el barrio. En camino nos explican sus movilizaciones, por ejemplo las  jornadas de limpieza de la zona y de las orillas del Río … Reconocen que estas acciones son agotadoras y deben ser asumidas por el gobierno. Un poco más lejos en el camino, encuentro con Norma, una  » lidereza  » de la comunidad, como la laman en el barrio. Una mujer increíble , hiper comprometida, que transformó el segundo piso de su casa en un centro social que satisface las necesidades de gran parte de la comunidad : cuidar a los niños del barrio fuera de la jornada escolar, diversos talleres creativos , debates entre mujeres … Norma se reivindica de la educación popular con fuertes principios que nos explica. Por ejemplo, aquí todas las actividades son disponibles para todo el mundo, todas las edades mezcladas, lo que crea  espacios de encuentro y formas atípicas de intercambio… se espera que el mismo día un grupo ecléctico de mujeres (la más pequeña tiene 7 años ) vendrán aquí para hablar de su situación como niña, mujer, de la familia, de la política …. su objetivo es desarrollar la capacitación de las personas acogidas. Vienen aquí para encontrar confianza y dignidad, un paso hacia la ciudadanía .

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Nous traversons cette ville à flanc de montagne, très agréable avec sa vue sur la mégalopole et ses grands espaces verts… Nous nous rendons compte des enjeux de gentrification urbaine, puisque ce quartier à quelques pas du centre est largement convoité. Ici on trouve les premières opérations de logement social, quelques rues organisées avec des maisons semblables , qui diffèrent avec les formes d’autoconstruction variées. Mais même ici les logements sont largement customisés par leur propriétaire avec un travail d’ornement toujours aussi présent. Au milieu, il existe de nombreuses «  rinchitos  » maisons délabrées, abandonnées par leurs propriétaires ou par les héritiers partis… Elles dégradent les maisons alentour et semblent être au coeur de l’attention des habitants. Mais ici l’organisation communautaire est forte: il faut dire que pour les travaux notamment, la municipalité attribue des sommes par districts. C’est ensuite aux communauté habitantes de s’auto-organiser pour faire les choix d’attribution de cette somme. C’est comme cela qu’est née la bibliothèque il y a quelques années…

Recorremos este barrio con sus preciosas vistas sobre toda la megalópolis y sus grandes zonas verdes… Somos conscientes de los desafíos de la gentrificación urbana, ya que este territorio a pocos pasos de distancia del centro de la ciudad es muy codiciado. Aquí están los primeros proyectos de habitaciones sociales, a pocas cuadras organizadas con casas similares , que difieren con diversas formas de auto – construcción. Pero incluso en este caso el alojamiento son personalizados en gran medida por sus dueños con un trabajo de ornamentos . En el medio, hay muchos  » rinchitos  » casas en ruinas, abandonadas por sus dueños o herederos partes … Se degradan las casas de los alrededores, lo que parece estar en el centro de la atención de la gente. Pero aquí la organización comunitaria es fuerte: hay que decir que para dicho trabajo, el municipio asigna dinero por distritos, le corresponde entonces a la comunidad de habitantes de auto -organizarse para tomar las decisiones sobre la asignación de esta plata.

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Nous finissons la boucle à la bibliothèque où nous réalisons une carte postale collective. Nous repartons vers le centre, déjeuner dans un chouette restaurant tenu par un couple franco-colombien… Nous retrouvons alors Gabriella et Unai de Caldo de cultivo, que nous avons rencontrés via Pauline Scherer, membre de CARTON PLEIN, lors d’un colloque à Rennes intitulé «  Correspondances citoyennes  », mis en place par l’Age de la tortue. Il nous emmène visiter le quartier de la Préseverancia, ou ils ont mené un projet pendant une biennale d’art contemporain. Il ont travaillé autour d’une phrase synthétique et polémique, qui concentre les tensions existantes sur le quartier et questionne les habitants «  Arriba los de Abajo  ». Ils nous proposent de visiter le quartier avec David, un jeune homme leader et très actif dans la communauté hip hop. Nous visitons une première partie du quartier délabrée. Nous visitons un espace de jeu traditionnel ; tout semble un peu à l’abandon. Ce quartier est racheté progressivement par le centre international de la ville qui tente de remplacer ces zones très populaires par des quartiers plus planifiés. C’est ce que dénonce Caldo de cultivo car les habitants se font abusés et vendent peu cher leurs maisons placées très stratégiquement… Gabriela vient de science politique et est très active a Bogotá, elle a organisé plein de rencontres et débats dans le groupe « arte territorio participación » pour travailler l’activation citoyenne et permettre aux plus démunis de s’auto-organiser et défendre leurs droits… elle commence une thèse ou elle tente d’observer comment les mouvements artistiques alternatifs peuvent représenter une résistance à la gentrification à l’oeuvre dans la ville… Nous en parlerons plus longuement bientôt à travers un article dédié.

Terminamos el bucle en la biblioteca donde hacemos una postal colectivo. Nos devolvemos hacia el centro, y almorzamos en un buen restaurante dirigido por una pareja franco-colombiana … Entonces nos encontramos con Gabriella y Unai de Caldo de Cultivo, nos conocimos a través de Pauline Scherer, miembro sobresaliente de Carton Plein, en una conferencia en Rennes intitulada « Los ciudadanos Match » , implementado por la Edad de la Tortuga. Nos llevan a visitar el barrio de Perseverancia , donde llevaron a cabo un proyecto para una bienal de arte contemporáneo. Trabajaron en torno a una frase sintética y polémica , que concentra las tensiones existentes en el barrio y cuestiona a la gente sobre « Arriba Los de Abajo « . Proponen visitar la zona con David, un joven y muy activo líder de la comunidad del hip hop. Visitamos la primera parte del barrio en ruinas. Visitamos un espacio de juego tradicional , todo parece estar un poco abandonado. Esta área, muy estratégica, está siendo adquirida poco a poco por el centro internacional de la ciudad para reemplazar las viviendas populares por otras más planificadas, de estrato más alto. Esto está siendo denunciado por Caldo de Cultivo, en efecto las personas son víctimas de abusos y venden sus casas a muy bajo costo… Gabriela es politóloga y es muy activa en Bogotá,  ha organizado muchas reuniones y conversatorios con el grupo  » Territorio Participación arte  » para trabajar la activación ciudadana y ayudar a los pobres a organizarse y defender sus derechos … está empezando una tesis donde analiza cómo los movimientos artísticos alternativos pueden representar una verdadera resistencia a la gentrificación en curso en la ciudad … en breve hablaremos más extensamente sobre ello a través de una sección dedicada.
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Nous redescendons ensuite vers le centre et nous entrons chez La Redada, un haut lieu alternatif  de Bogotá. Celui ci existe depuis 4 ans. Les membres nous décrivent le fonctionnement, les enjeux et nous trouvons de nombreuses similitudes avec La Cartonnerie. Ils développent ici en plus une activité autour de la sérigraphie très forte et nous prenons conscience de l’importance de cette communication directe… Avec des événements dans l’espaces publics comme les «  jardins insurgents  », mais aussi des fêtes diverses, événements artistiques performances, charlas, oeuvres in situ, ateliers de fabrication collectif, projets numériques , tout open source et logiciels libres…. Le lieu fonctionne beaucoup en autofinancement grâce à l’organisation de soirée et les ventes du bar mais ils ont régulièrement des problèmes avec les voisins et la municipalité. Ils ont aussi créé des dispositifs multimédia de diffusion dans l’espace public… inspirant  ! Autre chose aussi qui nous donne envie. Ils organisent parfois des évènements dans l’espace public pour lesquels ils bloquent entièrement leur rue. La Redada, c’est le point de convergence de nombreux réseaux, le catalyseur d´initiatives éparses.

Finalmente seguimos más al sur, hacia el barrio la Candelaria para encontrarnos con La Redada, alto lugar alternativo de Bogotá. Lleva 4 años activo. Tres de sus miembros nos describen su funcionamiento, sus problemas y retos, y encontramos muchas similitudes con La Cartonnerie. Se desarrollan aquí muchas actividades alrededor de la serigrafía y nos damos cuenta de la importancia de esta comunicación directa … sumada a eventos en espacios públicos, como los « Jardines insurgentes », festivales, espectáculos artísticos, charlas, obras in situ, talleres de producción colectiva , proyectos digitales, todo en código abierto y en software libre …. el lugar funciona mucho a través del auto-financiamiento, por ejemplo con la organización de fiestas y ventas de bar … pero regularmente tienen problemas con los vecinos y la municipalidad … también crearon dispositivos multimedia de administración en los espacios públicos … inspirador ! A veces se crean eventos donde bloquean por completo su calle … Redada es un punto focal de muchas redes, un catalizador de iniciativas varias…

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Nous sommes épuisés  ! Nous finissons par réaliser quelques studio carton et filon ensuite découvrir Bogotá by night, autre face de la ville  !
Nos están agotadas ! Finalmente hacemos un poco de sentido del estudio de cartón y luego descubrimos Bogotá por la noche , al otro lado de la ciudad!

Nos están agotadas ! Finalmente hacemos un poco de sentido del estudio de cartón y luego descubrimos Bogotá por la noche , al otro lado de la ciudad!

En attendant, voici les liens pour partir découvrir ces projets la Redada, Caldo de cultivo, Bici cultura Tadeista, la Biblioteca pública la Peña de los laches, le projet pintala como quiera, Desayunos con Caminantes… Bientôt nous en dirons plus à travers diverses montages photo, vidéos, sonores…

Mientras tanto, aquí están los enlaces para la exploración de estos proyectos de la Redada, Caldo de cultivo, Bici cultura Tadeista, la Biblioteca pública la Peña de los laches, Pintala como quiera, Desayunos con Caminantes… Pronto hablaremos más a través de diversos montajes sonoros, videos…