Vendeurs de rue / Vendedores de calle

Arpentant les rues, essayant de toucher du doigt ce nouvel univers de couleurs, d’odeurs, de sons… ils sont là, ils nous sautent aux yeux. Au début, une touche de folklore, qu’est-ce que c’est agréable de voir tous ces vendeurs dans les rues ! Assemblage de quelques bouts de bois et roulettes qui forment la charrette, haut parleur de fortune, couleurs chatoyantes, décorations multiples, un petit rien qui constitue tout de suite un univers incroyable. loin de nos villes françaises…
Recorriendo las calles, tratando de descubrir este nuevo universo de colores, olores, sonidos… que se encuentran aquí, que resaltan a la vista. Al principio, un toque de folclor. Como es agradable ver esos vendedores ambulantes en las calles! Ensamble de algunos trozos de madera y ruedas que forman una carreta, un megáfono, colores tornasoles, múltiples decoraciones, nada asombroso que crea un universo increíble. Universo apartado de nuestras ciudades francesas…

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Unité

Ici, tout se trouve et peut s’acheter à l’unité. Cigarette, paire de lunettes, pile, gâteau, empanadas, boisson exotique, tinto (café), aqua panela (jus de canne à sucre); fritados, bonbons, fruits tropicaux, biscuits, glaces, parrilladas, maïs grillé, chicha (alcool de mais), mort aux rats, mais aussi de petits jeux en plastiques, jeux d’argents, chaussures, tee-shirt, clé USB pleine à craquer de musique chaudes (salsa, rumba, cumbia, reggaeton…), dvd… On peut aussi trouver des services tels que les cireurs de chaussures, des dactylos munis de leur machine à écrire pour la rédaction de papiers officiels, des minuteros qui proposent pour 100 $ cops une communication locale. De manière très intuitive d’abord, notre regard s’est arrêté sur ces vendeurs en commençant par les observer et les photographier. Nous avons aussi tester leurs services et produits… Puis, petit à petit, cette pratique nous est apparue très significative, une porte d’entrée pour décrypter les espaces publics de la ville.

Unidad
Aquí, todo se puede comprar por unidad. Cigarrillos, unas gafas, una pila, una torta, una empanada, una bebida exótica : cafe y aguapanela, fritos, dulces, frutas tropicales, galletas, helados, parrilladas, mazorca, chicha, pero también los pequeños juegos en plástico, juegos de dinero, zapatos, camisetas, memorias usb llenas de músicas calientes ( salsa, rumba, reggaeton…), dvd’s… Aquí, se puede también, encontrar servicios como el embolaje de zapatos, las maquinas de escribir para los papeles oficiales, los minuteros que por 100$ te permiten comunicarte a cualquier celular. Intuitivamente, nuestra primera mirada se enfocó en estos vendedores ambulantes, así que empezamos a observarlos y fotografiarlos. Después, esta forma de trabajo nos pareció importante como puerta de entrada para descifrar los espacios públicos.

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Diversité

Le parasol multicolore fait repère : sorte d’emblème des vendeurs, présent dans toutes les rues. Mais en nous plongeant dans l’enquête avec les vendeurs, au fil de nos rencontres, au delà de cette forme commune, nous appréhendons des réalités multiples. Nous découvrons des personnalités diverses : jeunes, vieux, seuls ou en familles, dont la singularité s’exprime à travers un slogan particulier, une charrette customisée (dont l’ingéniosité nous laisse toujours surpris). Chacun parle fièrement de son installation, de sa machinerie, de sa marchandise, ses clients…
Leurs statuts sont hétérogènes : certains détiennent une autorisation (sont-ils pour autant des vendeurs officiels ?), d’autres semblent travailler de manière plus informelle fuyant la police dès qu’elle apparait avec leurs installations légères. Il y a les vendeurs ambulants qui circulent dans les rues, et ceux qui détiennent un emplacement défini, ceux que l’on retrouve tous les jours au même endroit, et les autres qui se déplacent dans quelques lieux de même typologie (à l’image du vendeur de friandises du rio pance qui alterne entre les 3 cruzes, le christo rey et le rio..). Bref, il y a tant de diversité dans les pratiques que nous n’arrivons pas toujours à en saisir les nuances. C’est tout un nouveau monde qui s’offre à nous…

Diversidad


La sombrilla multicolor funciona como referente : una especie de emblema del vendedor ambulante presente en todas las calles. Pero avanzando en nuestra investigación con ellos, después de varias conversaciones, detrás de estas formas comunes, nos encontramos múltiples realidades. Descubrimos diversas personalidades : jóvenes, viejos, solos o en familia, personas que se expresan a traves de un slogan particular, una carreta personalizada (su creatividad siempre nos deja admirativos). Cada uno habla orgulloso de su instalación, de su maquinaria, de su mercancía, de sus clientes, etc…
Su estatus es heterogéneo : algunos tienen autorización (son por esto vendedores oficiales?), algunos parecen trabajar informalmente escapando de la policía, con sus instalaciones, cada que esta aparece. Existen los vendedores ambulantes que circulan en las calles, los que se detienen en un lugar definido y que nos encontramos todos los días en el mismo lugar. Están los que se desplazan solo en lugares de la misma topología (como el vendedor de mecate que alterna entre el río Pance, las tres cruces y Cristo rey). Por fin, hay tanta diversidad en las practicas que no llegamos logramos todavía entender las matices. Es todo un nuevo mundo que se abre a nosotros…

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Quotidien

Avec nos yeux français, ce sont ces commerces ambulants qui semblent être la vitalité même des espaces publics de la ville, avec leurs sons, leurs couleurs, ils créent un paysage sonore et visuel intense. Ils donnent également une forme de rythme à la ville : à travers leur marche, leur parcours pour certains, ou par le point d’arrêt qu’ils proposent au coin d’une rue, espace de rencontre possible. Ils deviennent familiers, un point de repère temporel. Tous les jours vers 17h un marchand de fruit passe devant notre maison. Nous reconnaissons sa voix, son slogan. Il temporalise notre journée, accentue le moment. Hier, il n’est pas passé, un décalage s’est produit dans notre quotidien : quelle heure est-il ? Pourquoi n’est il pas là ? Est-il malade ? Au coin de la rue, le minuteros de la tienda. Il nous accueille chaque jour avec le sourire, installé sur le trottoir, en bordure de la boutique… 
C’est en quelques sortes un service à la personne, une proximité que l’on cherche à réinventer/retrouver en France et qui est plus que riche et opérationnel ici.

Cotidianidad


Con nuestra mirada de franceses, son estos comercios ambulantes que nos parecen ser la vitalidad misma de los espacios públicos de la ciudad, con sus sonidos, sus colores, ellos crean un paisaje sonoro y visual intenso. Igualmente, ellos le dan un especie de ritmo sonoro a la ciudad : a través de su caminata, de sus recorridos o en el punto en que se establecen, nos ofrecen un posible encuentro. Se vuelven familiares y un punto de referencia temporal. Todos los días, hacia las 5:00pm un vendedor de frutas pasa por nuestra casa. Lo reconocemos por su voz y su slogan. El marca un tiempo en nuestra jornada acentuando el momento. Ayer, este vendedor no pasó, esto se convirtió en un desfase en nuestra cotidianidad : que hora es? porque no pasó? estará enfermo? 
En la esquina de la calle, el minutero de la tienda nos atiende todos los días con una sonrisa, sobre el anden. 
Es un servicio a la persona, una proximidad que buscamos reinventar y reencontrar en Francia, que es mas rica y operacional aquí.

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Surprise
Les vendeurs sont aussi la promesse d’une possible surprise, à chaque coin de rue, un jus ? une glace ? une brochette ? C’est aussi le gage de la spontanéité : une fête s’organise, un concert ? Un regroupement ? Ici pas besoin d’organiser un bar de rue officiel avec demande à la municipalité et nombreux papiers à régler d’avance.  Quelques vendeurs affluent, des vendeurs de bières, de petites choses a grignoter, des boissons alcoolisées diverses et variées… et c’est parti ! Les évènements ici se montent en deux secondes sans infrastructure publique. Nous avons pu l’expérimenter avec la nuit de la salsa sur la place des étudiants, bouillonnement énergétique pour infrastructure minimale. Poussé à son paroxysme, c’est ce que nous avons vu lors du carnaval de Baranquilla qui rassemble des milliers de personnes, où des loueurs de chaises privées viennent installer les tribunes tronçons par tronçons, et où les vendeurs affluent avec tout ce qui pourrait rendre agréable aux spectateurs le temps du défilé (brochettes et patates chaudes, bombes de mousse, boissons fraîches, poncho, friandises, accessoires fluorescents…).

Sorpresa


Los vendedores son también una promesa de una posible sorpresa en cada esquina? un Jugo? un helado? un chuzo?
También son la garantía de la espontaneidad : se organiza una fiesta? un concierto? un grupo de personas? Aquí no hay necesidad de organizar un bar de calle oficial, con permiso de la municipalidad y una cantidad de papeles que llenar con anterioridad. Algunos vendedores fluyen por la calles, venden cerveza, mecate, diversas bebidas alcohólicas … y que empiece la fiesta ! Los eventos aquí pueden montarse en dos segundos sin infraestructura pública. Lo pudor experimentar en la noche de la salsa en la plaza de los estudiantes, efervescencia energética para una infraestructura mínima. por extensión, es lo que pudimos ver en el festival de Barranquilla que reúne a miles de personas, donde se instala silletería privada en esas tribunas tramo a tramo. Aquí, los vendedores llegan con todo lo que podría ser agradable para los espectadores durante el desfile : chuzos, papa caliente, espuma, bebidas frías, ponchos, mecate, accesorios fosforescentes…


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Économie

Ici tout devient une potentielle ressource de travail, une économie, tout est monnayable : une canette de bière ramassée et revendue au marché noire, un morceau de carton… Leur débrouille nous fascine, cette faculté qu’ont ces personnes sans ressources financières à inventer de multiples activités et services pour subvenir, pour survivre. A Bogotá, un jour de pluie, nous avons vu des personnes poser des planches pour aider les gens à traverser la rue inondée, moyennant une petite pièce. Nous nous interrogeons aussi sur la différence avec la France où les emplois sont rares. Il semble impossible chez nous de créer son petit commerce.. où sommes-nous en panne d’initiatives ? Ces petits boulots sont-ils une chance ? Ou révèlent-ils un profond déséquilibre économique mondial ? Mais ces activités économiques diffusent et multiples créent parfois une forme de concurrence déloyale aux commerçants officiels, dont l’activité est imposable par l’État. A Bogotá, la Septima, une avenue majeure a été piétonnisée ce qui a engendré la prolifération de vendeurs ambulants. Se postant sur le pas de porte de commerçants installés, ils créent une crispation et un déséquilibre dans les pratiques économiques de cette artère de centre ville. Comment gérer cette cohabitation ? Celle-ci nous semble opérante – les activités paraissant complémentaires…. mais jusqu’à quel point ? ce n’est pas si simple !

Economia


Aquí todo es potencial de trabajo, una economía : una lata de cerveza encontrada en el suelo revendida al mercado negro, un pedazo de cartón… Su forma de desenvolverse nos encanta, esta facultad que tienen estas personas sin recursos financieros para inventar diferentes actividades y servicios para satisfacer, para sobrevivir. En Bogotá, en un día lluvioso, vimos a unas personas instalar una poner una planchas para ayudar a los peatones a atravesar la calle inundada por medio de una pequeña pieza. Nos preguntamos entonces sobre la diferencia que hay en Francia, donde los empleos se vuelven raros. Parece imposible, en Francia, poder crear su propio comercio… o nos encontramos con falta de iniciativas? Estos pequeños trabajos son una suerte? Nos revelan un profundo desequilibrio mundial? 
Pero estas múltiples actividades económicas crean, a veces, una forma de concurrencia desleal a los comercios oficiales, quienes por su actividad dan impuestos al Estado. En Bogotá, la Septima, avenida importante que fue peatonalizada lo cual generó la proliferación de los vendedores ambulantes. Instalándose sobre las puertas de los comerciantes oficiales y creando una tensión y un desequilibrio en las practicas económicas de esta arteria del centro de la ciudad. Como manejar esta cohabitación? Esta nos parece operacional – las actividades parecen complementarias… Pero hasta que punto? Esto no es fácil!


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Paradoxe


Leur pratique est problématique et centrale. Tous les acteurs rencontrés, les urbanistes, les habitants…  s’interrogent. Ces commerces sont pour beaucoup un moyen de débrouille et de survie, il est difficilement envisageable d’interdire une activité qui crée une vraie économie de proximité et des emplois nombreux. Ce sont aussi des services réels pour les habitants. 
Mais ces commerçants représentent aussi l’hyper sollicitation commerciale quotidienne et la saturation de l’espace public, qui fatigue parfois, crée des tensions… Pas de repos ! tout est rapport d’argent ! il est parfois impossible de poser les yeux sur une marchandise sans se faire alpaguer, ou même de traverser une rue sans chercher du regard les marchandises proposées… De même l’espace public encombré de tous ces dispositifs, ne facilite pas l’accès de tous…

Paradoja


Su práctica es problemática y central. Todos los actores encontrados : urbanistas, habitantes… se hacen preguntas.
Estos comercios son para muchos un medio para sobrevivir y para desenvolverse, es difícilmente factible prohibir esta actividad que crea una verdadera economía de proximidad y un numero importante de empleos. Estos son también unos servicios que se le ofrecen a los habitantes. 
Pero estos comerciantes representan también las suplicas comerciales cotidianas y la saturación del espacio público, que cansa algunas veces creando tensiones… No hay descanso! Todo esta relacionado con el dinero! A veces es imposible mirar la mercancía sin que nos pillen, o hasta atravesar una calle sin mirar las mercancías propuestas… así mismo, el espacio público sobrecargado de todos estos dispositivos, no facilita el acceso a todos… 



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Contrôle

Nous découvrons peu à peu, avec les marchands, les mécanismes mafieux qui régissent ces activités informelles. Bien qu’elles semblent autogérées, elles sont contrôlées… secteur par secteur (d’un feu rouge à un autre) par des « protecteurs » qui soutirent de l’argent aux vendeurs. Tandis que ces mêmes marchands subissent aussi des pressions de la part des autorités qui cherchent à réguler leur présence… Les urbanistes et politiques veulent canaliser ce commerce de rue qui prolifère. Pour repenser les espaces publics, ils prennent appui sur des modèles européens, plus aseptisés pour penser les transformations… Le boulevard de Cali, juste réaménagé, pourrait devenir le nouveau modèle d’espace public sans vendeurs ambulants. Il est alors surveillé jour et nuit et on ne peut y circuler en vélo ni même monter sur les bancs (qui pourtant semblent l’inciter…). Mais cette transformation est-elle opérante ? souhaitable ? Beaucoup d’habitants s’accordent à dire que cette rue est morne… D’autres apprécient cet espace vraiment à part…
Mais quoi qu’il en soit cette régulation semble impossible… car cette pratique est là, mobile, diffuse, indétrônable… impossible à endiguer ! Comment faire avec pour modeler la ville et transformer Cali ?

Control


Nos descubrimos poco a poco, con los comerciantes, los mecanismos mafiosos que rigen esta actividades informales. Aunque parecen auto-administradas, ellas son controladas… sector por sector (de un semáforo al otro) por sus « protectores » que les piden dinero a los vendedores. Mientras que al mismo tiempo, los vendedores, sufren por la presión de parte de las autoridades que buscan regular su presencia. Los urbanistas y políticos quieren canalizar este comercio de calle que prolifera. Para repensar los espacios públicos, se basan en modelos europeos, para pensar en las transformaciones… El bulevar de Cali, que acaba de ser acondicionado, podría convertirse en el nuevo modelo de espacio público, sin vendedores ambulantes. Por eso esta vigilado día y noche, no se puede circular en bicicleta no subirse a las bancas (que parecen incitarnos). Pero esta transformación es operativa? Deseable? Muchos habitantes están de acuerdo cuando dicen que esta calle es monótona… Otros precian este espacio verdaderamente diferente…
En todo caso esta regulación parece imposible ya que la practica informa existe, se mueve y es difusa, imposible de encauzar! Como hacer para modelar la ciudad y transformar Cali? 


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Mobilité

Les vendeurs se déplacent… vers de nouveaux lieux du soir… individuellement lorsque les commerces sont mobiles, ou massivement par un jeu d’apparition et de disparition. A Cali, certains quartiers se vident quand d’autres lieux s’activent. Le centre ville par exemple hyper actif en journée avec ces vendeurs en tous genres. Des rues sont dédiées aux typologies de commerce distincts : rue des sacs, rue des chaussures, rue de l’électricité, rue des vêtements… Vers 19h tout disparait, les boutiques replient leur devanture, les commerces ambulant roulent vers leurs parkings discrets que nous tardons à découvrir… A San Antonio, par exemple, c’est l’inverse. Le soir affluent les vendeurs de maïs grillés, de boissons et les artisans qui exposent à même le sol les bijoux, pipes… Ici, tout est affaire de rythme, et il ne faut pas passer à contre courant sinon la ville paraît déserte… Les marchants sont hyper réactifs, ils s’adaptent aux aléas de la vie citadine : un chantier ? une pluie tropicale ? un soleil brulant ? le week-end ? les élections ? des touristes ? une fête ?…  Les marchands ont une connaissance parfaite des usages des espaces publics… Guêteurs parfaits, ils nous font part de leur expérience ordinaire. Ils indiquent les moments de rassemblement. Au Rio Pance, un monsieur nous explique quelles sont les périodes d’affluence, les heures, les jours, les mois, les origines géographiques des clients, les habitudes des caleños et celles des quelques touristes rencontrés sur les lieux touristiques principaux de la ville.

Movilidad


Los vendedores se desplazan… hacia otros lugares de noche… individualmente cuando los comercios son movibles, o masivamente por un juego de aparición y desaparición. En Cali, algunos barrios se abandonan cuando otros se activan. Es centro de la ciudad, por ejemplo, es muy activo en el día con sus vendedores de toda clase. Las calles son dedicadas a varios tipos de comercio : la calle de los bolsos, la de los zapatos, la de la electricidad, la de la ropa… Hacia las 7:00pm todo desaparece, las tiendas cierran, los vendedores ambulantes ruedan hasta sus parqueaderos discretos que tardamos en descubrir… En San Antonio, por ejemplo, es al contrario. En la noche llegan los vendedores de mazorca, bebidas y artesanos que exponen sus creaciones en el suelo… Aquí, todo va a un ritmo, el cual debemos seguir, si no la ciudad parece desierta… Los vendedores son súper reactivos, se adaptan a los ires y venires de la ciudad : una obra de construcción, una lluvia tropical, un solazo, un fin de semana, las elecciones, los turistas, un evento… Perfectos vigilantes, que nos cuentan sus experiencias ordinarias. Nos indican los momentos de encuentro. En el río Pance, un señor nos explica cuales son los periodos de mayor afluencia, las horas, los días, los meses, los orígenes geográficos de su clientela, las costumbres de los caleños y las de los turistas encontrados en los principales lugares de la ciudad. 



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Sécurité

Paradoxe aussi au niveau de la sécurité… Au pays de la peur, dans une ville où celle-ci est palpable… les commerces ambulants nous paraissent être rassurants, présents, toujours de bons conseils. Ils permettent de repérer les « Ojas » lieux de consommation de drogue contrôlés et très dangereux…pourtant certains stigmatisent la présence des vendeurs ambulants en disant qu’ils ont des doubles activités et peuvent aussi vendre des produits stupéfiants … fantasme ou réalité ?
Pour nous les gringos, ils sont de petits refuges. Ils sont les clefs d’entrée vers la culture locale populaire… Parmi les touristes, ils semblent y avoir ceux qui tentent, qui osent, et ceux qui ne veulent pas rentrer dans cette pratique, la regardent avec distance… Souvent on nous invite à tenter les spécialités locales comme tous ces fruits vinaigrés et salés qui nous surprennent ou les champus, mixtes de fruits et de maïs…

Seguridad


Encontramos también una paradoja con respecto a la seguridad… En el país del miedo, en una ciudad donde este es palpable… los comerciantes ambulantes nos tranquilizan, presentes, siempre nos dan buenos consejos. Ellos nos permiten localizar las ‘Ollas’, lugares de consumo de droga controlados y muy peligrosos… sin embargo, alguno estigmatizan la presencia de los vendedores ambulantes diciendo que tiene doble actividad y que pueden vender también productos ilícitos… Creencia o realidad?
Para nosotros los gringos, ellos son unos pequeños refugios. Son la llave de entrada hacia la cultura local popular… Con frecuencia nos invitan a probar las especialidades locales, como las frutas envinagradas y saladas que nos sorprenden o el champús, mix de frutas con maíz… 




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Proximité

Le vendeur ambulant c’est le lien entre dedans et dehors pour ceux qui circulent de maisons en maisons les approvisionnant unes à unes. Pour ceux qui s’installent en bord de rue et sur les places, ce sont des abris dans l’espace public, des espaces presque privés. Chacun a son espace vital… modifie les comportements des passants et voisins : on ne peut pas les ignorer. Qui irait jouer au ballon à côté du vendeur de jus ? Ou qui crierait à coté du minuteros ? Ce qui nous marque c’est leur manière de rendre la rue vivable car vivante, car qu’est-ce qu’une rue sans habitants ? sans circulation humaine ? Par leur simple présence, ils habitent cet espace public qui se dessine en creux des petites maisons aux fenêtres grillagées.
La rue est un espace public délaissé par les pouvoirs publics qui est investie par le privé, prolongeant le carrelage de la façade de leur maison sur le sol pour créer une unité, installant des arbres en moulant des bacs en béton, taillant un arbre en forme de canard. 
Ainsi, l’habitant prend soin du seuil de sa porte, le façonne à son image… l’occupe la journée puis se retire la nuit tombée dans son intérieur… reste ensuite cette mise à distance par les barreaux qui disent beaucoup des peurs et des tensions… Mais ce soin apporté fait la ville.
 Le privé se renferme dans ses murs tout en s’étendant par touche ou aplat sur l’espace public. Seuls les vendeurs sur les trottoirs, les arbres par les plantations multiples, diversifiés et installés de manière irrégulières créent des paysages changeants, donnent à chaque rue sa singularité.

Proximidad


El vendedor ambulante es el vinculo entre el adentro y el afuera para aquellos que recorren las casas abasteciendolas una a una. Para aquellos que se inhalan al borde de una calle y en las plazas, se vuelven un refugio en el espacio público, espacio casi privados. Cada quien tiene su espacio vital… modifica los comportamientos de los caminantes y vecinos : no se pueden ignorar. Quien iris a jugar con un balón al lado del vendedor de jugos? O quien gritaría al lado del minutero? 
Lo que nos marca es la forma en que convierten la calle vivible por que se vuelve animada, porque que es una calle sin habitantes? Sin circulación humana? Con su presencia, ellos habitan éste espacio público que se dibuja con la intermitencia de pequeñas casas con sus ventanas cercadas.
La calle es un espacio público abandonado por los poderes públicos, que el privado se toma : prolongando su piso hasta el anden para crear una unidad, sembrando arboles al rededor de las bancas en concreto o talando un árbol en forma de pato…
Asi, el habitante se apropia de ese espacio de transición entre lo público y lo privado a su manera, espacio que ocupa durante el día y en la noche se resguarda en su interior. Se ven también esas rejas quien os dicen mucho sobre los miedos y la tensiones… pero esta personalización hace la ciudad. 
El privado se encierra en sus muros extendiendo en el espacio público. Solo los vendedores ambulantes en los andenes, los diversos arboles sembrados de manera irregular crean paisajes cambiantes y dan a cada calle su singularidad.

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