BOGOTÁ / Marche urbaine avec des acteurs de l’action communautaire / Caminata urbana con actores de la acción colectiva

Nous enchaînons sur une marche collective à la découverte de projets collectifs.  Organisée par Estelle Van Wambeke, professeure à l’université de design, cette journée nous a permis de rencontrer de nombreux acteurs de l’action collective et de l’innovation sociale. Nous lui avions suggéré de faire une marche urbaine pour relier ces initiatives entre elles… Nous pensions au travail de Stalker à Rome qui nous a nourris et marqués !
Nos aventuramos en una caminata urbana para conocer diferentes proyectos colectivos. Organizada por Estelle Van Wambeke, profesora en la Facultad de Artes y Diseño de la UJTL, esta jornada nos ha permitido conocer a varios actores de la acción colectiva y la innovación social en Bogotá. Semanas antes le habíamos sugerido a Estelle una marcha urbana para vincular estas iniciativas entre ellas, recordando el trabajo del colectivo Stalker en Roma que nos ha enriquecido mucho!

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Nous suivent pour ce parcours Catherine, architecte fraichement revenue d’Espagne qui tente de lancer à Bogota « Desayunos con Caminantes« pour parler de la ville en transformation… Mauro que nous avions rencontré à Pereira et aussi Mathilde, nouvelle belle rencontre, architecte de l’agence française atypique « Des clics et des calques » qui n’a pas pu rentrer en France après son dernier voyage ici… Et puis les participants au workshop de la veille, notamment les membres actifs du collectif Bici cultura Tadeista.

Nos acompañan Catherine, arquitecta colombiana de regreso de España quien se encuentra dinamizando encuentros sobre urbanismo en Bogotá por medio de desayunos-caminatas ; Mauro, a quien habíamos encontrado a Pereira; y también Matilde, nuevo bello encuentro con esta arquitecta de la agencia francesa atípica “Des clics et des Claques” que no quiso volver a Francia después de su último viaje aquí… Además están Paola, Diego y Juan Camilo, diseñadores en formación y miembros activos del colectivo Bici Cultura Tadeista quienes participaron en el workshop organizado el día anterior en la Universidad Jorge Tadeo Lozano.

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9h00. Nous partons tous en bus vers Los Laches, un barrio à flanc de montagne marginalisé bien que situé à 10 minutes en bus du centre ville. Nous découvrons la Bibliothèque de la Peña, structure qui incarne la rencontre entre un projet public (rare ici) et de l’action communautaire issue de la mobilisation citoyenne. La bibliothèque fait partie du réseau des bibliothèques publiques de la capitale (Biblored). Mais elle est aussi très ancrée sur le territoire. Elle se renouvelle sans cesse, en fonction des envies des groupes d’acteurs investis et du contexte local toujours changeant.

09:00. Tomamos el autobús hasta Los Laches, barrio situado en las faldas de la montaña, a 10 minutos en autobús del centro. Descubrimos la biblioteca de la Peña que encarna el encuentro entre un proyecto público (raro aquí) y la acción comunitaria que viene de la movilización ciudadana. La biblioteca hace parte de la Red Distrital de Bibliotecas Públicas (Biblored), y también está profundamente arraigada al territorio local. Ella se renueva constantemente, de acuerdo con los deseos de los usuarios comprometidos y con el contexto local siempre cambiantes.
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Dans la forme, la bibliothèque est assez classique, même si elle garde de vastes espaces libres, animés par de nombreux évènements, rencontres… pour nous accueillir ce matin là, sont présents le personnel de la bibliothèque, mais aussi des usagers  : des personnes âgées («  les vieux  »), des adolescents, des enfants, qui témoignent tour à tour de leur engagement dans la bibliothèque et dans le quartier. Ils nous expliquent avec aplomb l’importance du lieu dans leur construction identitaire, leur socialisation et dans la vie du quartier. La vitalité du lieu nous saute aux yeux au fil des témoignages. Nous nous interrogeons en retour sur l’affaiblissement en France des mouvements d’éducation populaire et sur la professionnalisation de ces structures qui perdent parfois leurs liens avec le territoires et les habitants. Nous rencontrons là bas un ancien étudiant d’Estelle qui continue le projet  « Píntela como quiera » fruit d´un travail collaboratif sous la direction d’Estelle réalisé entre 2010 et 2012 qui a permis la création d’une carte collaborative issue d’un travail de collectage qui rend lisible les ressources du quartier.

En la forma, la biblioteca es bastante clásica, aunque mantiene grandes espacios abiertos, utilizados en muchos eventos, reuniones… Para darnos la bienvenida esta mañana, está presente el personal de la biblioteca, junto con tres grupos de usuarios: los adultos mayores (los « viejos » según los más jóvenes), los adolescentes y los niños, lo que demuestra su participación en la biblioteca y en el barrio. Explican con aplomo la importancia del lugar en la construcción de su identidad, la socialización en el barrio. Nos preguntamos sobre el debilitamiento en Francia de los movimientos de educación popular y la profesionalización de estas estructuras que tienden a perder los vínculos con el territorio y sus habitantes. Aquí nos encontramos con un antiguo estudiante de Estelle Marco, quien continúa el proyecto  » Píntela de Como Quiera  » fruto del trabajo de colaboración que nació bajo la dirección de Estelle entre 2010 y 2012, lo que llevó, entre otros resultados, a la creación de un mapa colaborativo  que da visibilidad a los recursos del barrio.

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Nous partons marcher avec le groupe de la bibliothèque dans le quartier. Ils nous expliquent en chemin leur mobilisation via des journées dédiées au nettoyage du quartier et des rives du Rio… Ils reconnaissent que ces actions sont épuisantes et doivent être relayées par les pouvoirs publics. Un peu plus loin en chemin, rencontre avec Norma, une «  leader  » communautaire, comme la nomme les habitants du quartier. Femme incroyable, hyper engagée qui a transformé le deuxième étage de sa maison en espace de vie répondant aux besoins du quartier  : garde d’enfants, ateliers créatifs divers, débats de femmes… Norma se revendique de l’éducation populaire avec des principes forts qu’elle explicite. Par exemple ici toutes les activités sont proposées pour tous, tous les âges confondus, ce qui crée des espaces de rencontre et des formes d’échanges atypiques… elle attend le jour même un groupe éclectique de femme (la plus petite a 7 ans) qui viennent chez elle parler de la condition féminine, de la famille, de politique…. Elle cherche à développer le pouvoir d’agir des personnes accueillies. Elles viennent ici trouver confiance et dignité, un pas vers la citoyenneté.

Comenzamos caminando con el grupo de la biblioteca en el barrio. En camino nos explican sus movilizaciones, por ejemplo las  jornadas de limpieza de la zona y de las orillas del Río … Reconocen que estas acciones son agotadoras y deben ser asumidas por el gobierno. Un poco más lejos en el camino, encuentro con Norma, una  » lidereza  » de la comunidad, como la laman en el barrio. Una mujer increíble , hiper comprometida, que transformó el segundo piso de su casa en un centro social que satisface las necesidades de gran parte de la comunidad : cuidar a los niños del barrio fuera de la jornada escolar, diversos talleres creativos , debates entre mujeres … Norma se reivindica de la educación popular con fuertes principios que nos explica. Por ejemplo, aquí todas las actividades son disponibles para todo el mundo, todas las edades mezcladas, lo que crea  espacios de encuentro y formas atípicas de intercambio… se espera que el mismo día un grupo ecléctico de mujeres (la más pequeña tiene 7 años ) vendrán aquí para hablar de su situación como niña, mujer, de la familia, de la política …. su objetivo es desarrollar la capacitación de las personas acogidas. Vienen aquí para encontrar confianza y dignidad, un paso hacia la ciudadanía .

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Nous traversons cette ville à flanc de montagne, très agréable avec sa vue sur la mégalopole et ses grands espaces verts… Nous nous rendons compte des enjeux de gentrification urbaine, puisque ce quartier à quelques pas du centre est largement convoité. Ici on trouve les premières opérations de logement social, quelques rues organisées avec des maisons semblables , qui diffèrent avec les formes d’autoconstruction variées. Mais même ici les logements sont largement customisés par leur propriétaire avec un travail d’ornement toujours aussi présent. Au milieu, il existe de nombreuses «  rinchitos  » maisons délabrées, abandonnées par leurs propriétaires ou par les héritiers partis… Elles dégradent les maisons alentour et semblent être au coeur de l’attention des habitants. Mais ici l’organisation communautaire est forte: il faut dire que pour les travaux notamment, la municipalité attribue des sommes par districts. C’est ensuite aux communauté habitantes de s’auto-organiser pour faire les choix d’attribution de cette somme. C’est comme cela qu’est née la bibliothèque il y a quelques années…

Recorremos este barrio con sus preciosas vistas sobre toda la megalópolis y sus grandes zonas verdes… Somos conscientes de los desafíos de la gentrificación urbana, ya que este territorio a pocos pasos de distancia del centro de la ciudad es muy codiciado. Aquí están los primeros proyectos de habitaciones sociales, a pocas cuadras organizadas con casas similares , que difieren con diversas formas de auto – construcción. Pero incluso en este caso el alojamiento son personalizados en gran medida por sus dueños con un trabajo de ornamentos . En el medio, hay muchos  » rinchitos  » casas en ruinas, abandonadas por sus dueños o herederos partes … Se degradan las casas de los alrededores, lo que parece estar en el centro de la atención de la gente. Pero aquí la organización comunitaria es fuerte: hay que decir que para dicho trabajo, el municipio asigna dinero por distritos, le corresponde entonces a la comunidad de habitantes de auto -organizarse para tomar las decisiones sobre la asignación de esta plata.

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Nous finissons la boucle à la bibliothèque où nous réalisons une carte postale collective. Nous repartons vers le centre, déjeuner dans un chouette restaurant tenu par un couple franco-colombien… Nous retrouvons alors Gabriella et Unai de Caldo de cultivo, que nous avons rencontrés via Pauline Scherer, membre de CARTON PLEIN, lors d’un colloque à Rennes intitulé «  Correspondances citoyennes  », mis en place par l’Age de la tortue. Il nous emmène visiter le quartier de la Préseverancia, ou ils ont mené un projet pendant une biennale d’art contemporain. Il ont travaillé autour d’une phrase synthétique et polémique, qui concentre les tensions existantes sur le quartier et questionne les habitants «  Arriba los de Abajo  ». Ils nous proposent de visiter le quartier avec David, un jeune homme leader et très actif dans la communauté hip hop. Nous visitons une première partie du quartier délabrée. Nous visitons un espace de jeu traditionnel ; tout semble un peu à l’abandon. Ce quartier est racheté progressivement par le centre international de la ville qui tente de remplacer ces zones très populaires par des quartiers plus planifiés. C’est ce que dénonce Caldo de cultivo car les habitants se font abusés et vendent peu cher leurs maisons placées très stratégiquement… Gabriela vient de science politique et est très active a Bogotá, elle a organisé plein de rencontres et débats dans le groupe « arte territorio participación » pour travailler l’activation citoyenne et permettre aux plus démunis de s’auto-organiser et défendre leurs droits… elle commence une thèse ou elle tente d’observer comment les mouvements artistiques alternatifs peuvent représenter une résistance à la gentrification à l’oeuvre dans la ville… Nous en parlerons plus longuement bientôt à travers un article dédié.

Terminamos el bucle en la biblioteca donde hacemos una postal colectivo. Nos devolvemos hacia el centro, y almorzamos en un buen restaurante dirigido por una pareja franco-colombiana … Entonces nos encontramos con Gabriella y Unai de Caldo de Cultivo, nos conocimos a través de Pauline Scherer, miembro sobresaliente de Carton Plein, en una conferencia en Rennes intitulada « Los ciudadanos Match » , implementado por la Edad de la Tortuga. Nos llevan a visitar el barrio de Perseverancia , donde llevaron a cabo un proyecto para una bienal de arte contemporáneo. Trabajaron en torno a una frase sintética y polémica , que concentra las tensiones existentes en el barrio y cuestiona a la gente sobre « Arriba Los de Abajo « . Proponen visitar la zona con David, un joven y muy activo líder de la comunidad del hip hop. Visitamos la primera parte del barrio en ruinas. Visitamos un espacio de juego tradicional , todo parece estar un poco abandonado. Esta área, muy estratégica, está siendo adquirida poco a poco por el centro internacional de la ciudad para reemplazar las viviendas populares por otras más planificadas, de estrato más alto. Esto está siendo denunciado por Caldo de Cultivo, en efecto las personas son víctimas de abusos y venden sus casas a muy bajo costo… Gabriela es politóloga y es muy activa en Bogotá,  ha organizado muchas reuniones y conversatorios con el grupo  » Territorio Participación arte  » para trabajar la activación ciudadana y ayudar a los pobres a organizarse y defender sus derechos … está empezando una tesis donde analiza cómo los movimientos artísticos alternativos pueden representar una verdadera resistencia a la gentrificación en curso en la ciudad … en breve hablaremos más extensamente sobre ello a través de una sección dedicada.
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Nous redescendons ensuite vers le centre et nous entrons chez La Redada, un haut lieu alternatif  de Bogotá. Celui ci existe depuis 4 ans. Les membres nous décrivent le fonctionnement, les enjeux et nous trouvons de nombreuses similitudes avec La Cartonnerie. Ils développent ici en plus une activité autour de la sérigraphie très forte et nous prenons conscience de l’importance de cette communication directe… Avec des événements dans l’espaces publics comme les «  jardins insurgents  », mais aussi des fêtes diverses, événements artistiques performances, charlas, oeuvres in situ, ateliers de fabrication collectif, projets numériques , tout open source et logiciels libres…. Le lieu fonctionne beaucoup en autofinancement grâce à l’organisation de soirée et les ventes du bar mais ils ont régulièrement des problèmes avec les voisins et la municipalité. Ils ont aussi créé des dispositifs multimédia de diffusion dans l’espace public… inspirant  ! Autre chose aussi qui nous donne envie. Ils organisent parfois des évènements dans l’espace public pour lesquels ils bloquent entièrement leur rue. La Redada, c’est le point de convergence de nombreux réseaux, le catalyseur d´initiatives éparses.

Finalmente seguimos más al sur, hacia el barrio la Candelaria para encontrarnos con La Redada, alto lugar alternativo de Bogotá. Lleva 4 años activo. Tres de sus miembros nos describen su funcionamiento, sus problemas y retos, y encontramos muchas similitudes con La Cartonnerie. Se desarrollan aquí muchas actividades alrededor de la serigrafía y nos damos cuenta de la importancia de esta comunicación directa … sumada a eventos en espacios públicos, como los « Jardines insurgentes », festivales, espectáculos artísticos, charlas, obras in situ, talleres de producción colectiva , proyectos digitales, todo en código abierto y en software libre …. el lugar funciona mucho a través del auto-financiamiento, por ejemplo con la organización de fiestas y ventas de bar … pero regularmente tienen problemas con los vecinos y la municipalidad … también crearon dispositivos multimedia de administración en los espacios públicos … inspirador ! A veces se crean eventos donde bloquean por completo su calle … Redada es un punto focal de muchas redes, un catalizador de iniciativas varias…

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Nous sommes épuisés  ! Nous finissons par réaliser quelques studio carton et filon ensuite découvrir Bogotá by night, autre face de la ville  !
Nos están agotadas ! Finalmente hacemos un poco de sentido del estudio de cartón y luego descubrimos Bogotá por la noche , al otro lado de la ciudad!

Nos están agotadas ! Finalmente hacemos un poco de sentido del estudio de cartón y luego descubrimos Bogotá por la noche , al otro lado de la ciudad!

En attendant, voici les liens pour partir découvrir ces projets la Redada, Caldo de cultivo, Bici cultura Tadeista, la Biblioteca pública la Peña de los laches, le projet pintala como quiera, Desayunos con Caminantes… Bientôt nous en dirons plus à travers diverses montages photo, vidéos, sonores…

Mientras tanto, aquí están los enlaces para la exploración de estos proyectos de la Redada, Caldo de cultivo, Bici cultura Tadeista, la Biblioteca pública la Peña de los laches, Pintala como quiera, Desayunos con Caminantes… Pronto hablaremos más a través de diversos montajes sonoros, videos…

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Caminata del 15 de Marzo en Bogota !

« Samedi 15/03

09:00 hrs

Départ Université Jorge Tadeo Lozano au quartier Laches pour visiter la Bilioteca pública la Peña. Marche sensible dans le quartier avec des personnes agées de la communauté.

Principio en el barrio Laches pour descovrir la biblioteca publica de la Pena. Caminata sensitiva con viejos de la comunidada.

10:30 hrs

Descente de Los laches pour visiter le quartier Perseverancia.

Bajada de Los laches para visitar el barrio Perseverancia.

12:00hrs

Rencontre avec Caldo de cultivo et échange d´expériences avec les jeunes du quartier alliés au projet.

Encuentro con Caldo de cultivo e intercambio de experiencias con los jóvenes del barrio aliados al proyecto.

13:30 hrs /1.30pm

Pause déjeuner.

Pausa desayunar.

15:00 hrs / 3pm

Reprise du parcours vers la Candelaria y calle 26

Continuación del trayecto hacia Candelaria ello calle 26

16:00 hrs / 4pm

Rencontre avec la Redada et une constellation de collectifs qui travaillent l´espace public. Echange d´expérience autour d´une “agua de panela”.

Encuentro con Redada y una constelación de colectifs que trabajan el espacio público. Intercambio de espériences !

18:00 hrs / 6pm

Fin du parcours + fête.

Fin del trayecto + fiesta.« 

Gracias Estelle por la super organizacion !

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Eso con *Desayunos con caminantes

y *Mathilde des Clics et des Calques

Maison Communautaire de Patio Bonito

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Andrès nous explique l’origine de cette cabane qui est le symbole du développement de l’action communautaire dans le quartier. Ici se réunissent petits et grands… les envies sont nombreuses. Andrès a déroché une bourse pour pouvoir suivre ses études dans une Université privée prestigieuse de Cali. Pour autant il continu à s’investir dans la vie de son quartier avec beaucoup de projets : visites touristiques, agrandissement de cette maison, développement de projets culturels et sociaux…

CALI / INMERSION en el proyecto TERRON COLOREADO

Ce jeudi 27 mars, nous avons rendez-vous avec Andrés Colonia de la fondation Terron coloreado pour aller visiter les quartiers de la commune 1 dont les façades ont étés repeintes. Nous grimpons dans un 4×4 depuis le quartier Granada et empruntons la route du Pacifique.

Au pied de la colline nous découvrons les premières maisons repeintes. Même l’église au bord de la route s’est métamorphosée. Des policiers nous demandent de nous arrêter sur le parvis. Ils veulent connaitre notre identité et proposent nous escorter pour assurer notre sécurité. Nous traversons le quartier de Vista Hermosa, pour arriver jusqu’en haut de la colline où se termine la colline 1, dans le quartier Patio Bonito. Le quartier invasif n’ira pas plus loin : il est bloqué par une Finca (ferme) qui cultive de grands terrains. Ces trois quartiers prennent place sur le flan de la montagne contraints en bas par la route vers Buenaventura, de l’autre côté par les flans escarpés vers le rio, et en haut par la Propriété agricole. La densité est très forte ici : chaque morceau de terre est optimisé. Il reste peu de place pour l’espace public qui se déploie surtout en dédales d’escaliers et de coursives étroites entre les maisons.

Este jueves, 27 de marzo, tenemos cita con Andrés Colonia de la fundación Terron coloreado para visitar los barrios del municipio 1 y sus fachadas repintadas. Subimos a uno 4×4 desde Granada y tomamos el camino del Pacífico.
Al pie de la colina descubrimos las primeras casas pintadas. Hasta la iglesia al borde del camino se metamorfoseó. Policías nos piden pararnos sobre la plaza. Quieren conocer nuestra identidad y proponen escoltarnos para asegurar nuestra seguridad. Atravesamos el barrio de Vista Hermosa, para llegar hasta altura de la colina dónde se acaba la colina 1, en el barrio Patio Bonito. El barrio invasivo no irá más lejos: está bloqueado por un Finca que cultiva grandes terrenos.

Esos tres barrios estan situados sobre el flan de la montaña forzados abajo por el camino hacia Buenaventura, por el otro lado por los flanes escarpados hacia el rio, y arriba por la Propiedad agrícola. La densidad es muy fuerte aquí: cada pedazo de tierra es optimizado. Se queda poco espacio para el espacio público que se despliega sobre todo en laberintos de escaleras y de crujías estrechas entre las casas.

CALI / Patio bonito

CALI / Patio bonito con Terron ColoreadoCALI / Patio Bonito con Terron ColoreadoCALI / Patio Bonito escortados por la policia

Avant de nous immerger dans ce labyrinthe coloré, nous faisons la connaissance avec certains habitants du quartier, représentants de la communauté et très investis dans le projet. Il y a Andres, jeune étudiant en psychologie, Carmenza, leader de la communauté qui est accompagné de son fils de 5 ans, Santi. Nous suivons alors groupe cet enfant qui s’engouffre en courant dans le dédale d’escaliers. Nous sommes frappés par son agilité dans ce terrain de jeu peu sécurisant avec ces grands précipices… Les deux policiers ferment la marche.

Nous passons au milieu des travaux. Andrès nous explique que les fluides arrivent plutôt facilement dans les quartiers invasifs…. Les entreprises privées viennent facilement installer eau, électricité et gaz. Tous les fluides sont privatisés ici et dans les quartiers invasifs, les maisons sont assez consommatrices puisqu’il a toujours quelqu’un à la maison… Cela devient plus compliqué lorsqu’il s’agit de l’assainissement. Mais ici il semble y avoir le tout à l’égout !

Antes de sumergirnos en este laberinto coloreado, conocemos a ciertos habitantes del barrio, representantes de la comunidad y muy investidos en el proyecto. Hay Andres, joven que estudia en psicología, Carmenza, líder de la comunidad que es acompañado por su hijo de edad de 5 años, Santi. Seguimos entonces agrupa a este niño que se precipita corriendo por el laberinto de escaleras. Somos golpeados por su agilidad en este patio de recreo que tranquiliza poco con estos grandes precipicios… Los dos policías cierran la marcha.

Pasamos en medio de las obras. Andrès nos explica que los fluidos llegan más bien fácilmente en los barrios invasivos…. Las empresas privadas vienen fácilmente para instalar agua, electricidad y gas. Todos los fluidos son privatizados aquí y en los barrios invasivos, las casas son bastante consumidoras ya que tiene siempre alguien en la casa… Esto se vuelve más complicado cuando se trata del saneamiento. ¡ Pero aquí parece tener un sistema de saneamiento.

CALI / Patio Bonito Andres CALI / Patio Bonito / Andres y su abueloCALI / Patio bonito con Terron Coloreado

Pour les travaux collectifs ce sont les voisins qui s’en occupent. Il faut dire que le quartier compte de nombreux maçons ou autres travailleurs du bâtiment ! Ici partout les couleurs égayent les façades et les escaliers. Les habitants sont fiers de leur maison qu’ils nous présentent lorsque nous les croisons. Chacun peut exprimer sa personnalité. Andrès explique qu’un autre quartier invasif a été repeint tout en blanc par une entreprise de peinture qui a fait une donation, pour homogénéiser le quartier et le valoriser. Mais cela a semble-t-il créé de nombreux conflits car les uns ne voulaient pas ressembler aux autres… Ici les murs peints et peintures des espaces communs requalifient aussi beaucoup les lieux. Au milieu de la pente une esplanade a été repeinte : la voisine nous explique qu’il s’agit maintenant d’un espace de jeu. C’est aussi un lieu où l’on voir au loin…

Para los trabajos colectivos son los vecinos quienes se ocupan de eso. ¡ Hay que decir que el barrio cuenta a numerosos albañiles u otros trabajadores de la construcion ! Aquí por todas partes los colores alegran las fachadas y las escaleras. Los habitantes están orgullosos de su casa que nos presentan cuando les cruzamos. Cada uno puede expresar a su personalidad. Andrès explica que otros barrios invasivos ha sido repintado todo en blanco por una empresa de pintura que hizo una donación, para homogeneizar el barrio y valorizarlo. Pero esto tiene parece creado por numerosos conflictos porque unos no querían parecerse a otros… Aquí las paredes pintadas y las pinturas de los espacios comunes recualifican tanto los lugares. En medio de la pendiente una explanada ha sido repintada: la vecina nos explica que se trata ahora de un espacio de juego. Es también un lugar donde ver a lo lejos…

CALI / Patio bonito con Terron ColoreadoCALI / Patio bonito

Ici partout de grandes percées paysagères. Nous sentons un rapport à la nature très intense, avec de petites initiatives personnelles de jardinage en pot ou sur de micro parcelles connexes… En haut de Patio Bonito, certaines maisons familiale ont de grandes parcelles, comme celle d’Andrès où cohabitent los abuelos, los padres, les hermonos…

En discutant avec Andres et Carmenza nous comprenons qu’il existe une organisation communautaire forte dans ce quartier. Andres Colonia (de Terron) nous explique que c’est également une des raisons pour lesquelles le projet de Terron Coloreado s’est implanté ici et non dans des quartiers plus politisés ou plus conflictuels.

Aquí por todas partes de grandes aberturas paisajísticas. Sentimos un informe a la naturaleza muy intensa, con pequeñas iniciativas personales de jardinería en pote o sobre micro parcelas conexas… En lo alto de Patio Bonito, ciertas casas familiar tienen grandes parcelas, como el de Andrès donde cohabitan los abuelos, los padres, el hermonos…

Discutiendo con Andres y Carmenza comprendemos que exista una organización comunitaria fuerte en este cuarto. Andres Colonia (de Terron) nos explica que también es una de las razones para las cuales el proyecto de Terron Coloreado se implantó aquí y no en barrios más politizados o más conflictivos.

CALI / Patio Bonito con AndrèsCALI / Patio Bonito

Ici par contre peu de lieux de rencontre tranquilles nous semble t il. Ce qui pourrait être la place principale est le parking des jeeps… Nous évoquons avec Andrès l’idée de développer un atelier avec les enfants du quartier pour comprendre un peu mieux l’espace public et fabriquer des cartes postales.

Aquí en cambio pocos lugares tranquilos de encuentro nos lo parece t. Lo que podría ser el sitio principal es el aparcamiento de los jeepes… Evocamos con Andrès la idea de desarrollar un taller con los niños del barrio para comprender un poco mejor el espacio público y fabricar postales.

CALI / Montebello y su colegio de los aguas

Greta nous invite à Montebello découvrir le collège où elle travaille en ce moment. Nous embarquons dans une jeep où s’entassent arrêt après arrêt 16 passagers. C’est le transport majoritaire des quartiers invasifs !

Greta nos invita a descubrir la escuela Montebello donde esta trabajando. Embarcamos en una  jeep con 16 otros pasajeros ! Este es el principal transporte de los barrios invasivos !

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Ici tout est calme. Dans cette petite ville collinaire, nous avons l’impression d’être sortis de l’effervescence du centre ville de Cali. Tout est vert, les montagnes tout autour donnent l’impression d’être à la campagne… Ici les maisons sont belles, et la  hiérarchie des rues donne à ce quartier invasif les allures d’un quartier aéré et agréable. Cela nous fait repenser à ce que nous avait dit Andrés à Terron Colorado, à savoir qu’au fil du temps les quartiers invasifs se stabilisent comme les maisons se fortifient.  D’ailleurs, on remarque beaucoup de maisons à vendre ce qui prouve peut-être que les maisons ont maintenant une vraie valeur qui permet aux habitants de repenser leur trajectoire résidentielle et faire le choix de leur lieu de vie. Par rapport aux quartiers de la Zone 1 dont Terron Colorado, le quartier de Montebello semble beaucoup moins dense. Pourtant ici les problèmes sont réels dont un taux de scolarisation très faible (20 % des enfants environs), Greta nous explique que l’école (Colegio de los aguas),créé il y a trois ans par la Fondation Escuela para la vida, accueille aujourd’hui plus de 200 enfants du quartier, mais n’est pas vraiment soutenue par leurs parents qui participent peu à la vie de l’établissement. Greta nous explique également qu’il existe peu de sentiment d’appartenance dans ce quartier constitué de personnes d’origines très diverses ce qui empêcherait la mise en place d’une action communautaire constructive et impliquerait des conflits.

Aquí todo es tranquilo. En este pequeño pueblo montañoso, nos sentimos fuera del bullicioso del centro de la ciudad de Cali. Todo es verde, las montañas alrededor nos dan la impresión de estar en el campo… Aquí las casas son hermosas. Además, notamos una gran cantidad de casas en venta, puede ser la prueba que las casas ahora tienen un valor real que permite a la gente a pensar de nuevo su trayectoria residencial, y  elegir su lugar de vida. En comparación con los barrios de la zona 1,  del que Terron Colorado hace parte, el barrio Montebello parece mucho menos denso. Sin embargo, aquí hay problemas reales : solo 20 % de los niños van al colegio, y parece que hay muchos problemas sociales (violenza por exemplo). Greta explica que la escuela ( Colegio de Los Aguas ), creado hace tres años con la Fundation Escuela para la vida,  recibe más de 200 niños del barrio. Pero sus padres participan poco en la vida escolar. Greta explicanos que el sentido de pertenencia  no es tan presento en este barrio constituido por persona de origenes diferentes, lo que impediría el establecimiento de una acción constructiva de la comunidad y implicaría conflictos.

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Nous arrivons en petit troupeau touristique aux portes de l’école. Un gardien nous accueille à l’entrée de l’école en demandant nos identités. Nous avons la sensation de pénétrer dans un havre de paix, un écrin de verdure frais et hospitalier. Les enfants se pressent à l’entrée avec leurs uniformes oranges. Ils discutent en petits groupes, regardent leurs dessins, jouent… Certains viennent nous interroger et nous faire de petites blagues… plus tard, ils sortiront leurs instruments de musique (trompettes, violoncelles) et leurs peintures pour finir un début d’après midi tourné sur la créativité. Nous sommes touchées par ce projet qui s’appuie sur des formes de pédagogies alternatives, qui façonnent aussi le lieu. Ce qui nous frappe notamment c’est que tous les espaces sont partagés… enfants, adolescents, adules, tous se côtoient ici…

Llegamos en turistas a las puertas del collegio. Tenemos la sensación de penetrar en un remanso de paz, un joyero verd, con mucha hospital. Los niños acudieron a la entrada, con sus uniformes de color naranja. Ellos discuten en pequeños grupos, miran sus dibujos, jugando de toda parte… Algunos nos piden y hacen pequeñas bromas … más tarde saldran sus instrumentos musicales (trompetas, cellos) y pintura para finir el dia con creatividad. Estamos emocionados por este proyecto que se basa en las formas alternativas de la pedagogía, que también dan forma al lugar. Lo que más nos llama la atención es que todos los espacios son compartidos y aviertos… niños, adolescentes, adultos, todos vienen juntos aquí …

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A l’origine de ce projet, fondé en 2004, un allemand/ colombien architecte qui a crée la fondation Escuela para la vida en lien avec son frère, professeur. Il pense un projet global, une sorte d’écosystème et de projet d’autosuffisance économique complet qui permette de répondre aux besoins criants du quartier. 25000 m2 qui reposent sur la valorisation des savoir-faire et des ressources locales, et sur la pédagogie comme espace d’invention et de partage. L’architecture en Bambous des 8 édifices, semble être une interprétation contemporaine de l’architecture vernaculaire. Le lieu se façonne au fil du projet : c’est un espace de test permanent, à la fois de tests techniques autour de la Guadua (bambou) notamment sur sa résistance antisismique, sur ses capacités écologiques (rétention des sols, rafraichissement de l’atmosphère…). Mais ce sont aussi les usages, l’évolution du projet, ce qui s’inventent et se testent au jour le jour qui façonnent le lieu.

Al principio de este proyecto un arquitecto alemán/colombiano que creó una fundación Escuela para la vida en 2004, en relación con su hermano, un profesor. Él piensa un proyecto global, una especie de ecosistema y una económica tomando como base la autosuficiencia del proyecto que cubren las necesidades en este barrio invasivo. 25.000 m2 basadas  en la valoración de los locales, y la pedagogía como un espacio de invención y de compartido. La arquitectura de bambú con sus 8 edificios, parece ser una interpretación contemporánea de la arquitectura vernácula. El lugar tiene la forma de todo el proyecto : se trata de una prueba de espacio permanente tanto en las pruebas técnicas en torno a la guadua (bambú), incluyendo su resistencia a los terremotos, su capacidad ecológica (la retención del suelo, el enfriamiento de la atmósfera …). Pero también utiliza la evolución del proyecto, los usagios que aparecen progresivamente, para desarrollarse.

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Le temps du chantier lui-même est un temps d’échanges et d’apprentissage, pédagogiques. L’établissement accueille aussi de la formation professionnelle pour des jeunes sans moyen. En effet, à Cali il existe 9 Universités mais une seule est publique et beaucoup de jeunes d’origine modeste ne peuvent accéder aux études supérieurs. Tout est ensuite l’objet d’apprentissage qui participe à la construction du lieu. Ce sont d’ailleurs les étudiants en tourisme et en économie qui nous font visiter le lieu avec beaucoup d’application et de professionnalisme et sont chargés de faire la promotion du lieu. Ils nous expliquent qu’un énorme caillou placé sur le seuil d’un bâtiment a été déplacé par les jeunes qui ont dû revisiter les méthodes de leurs ancêtres en cherchant des outils adaptés… De même, pour la passerelle desservant la cantine a été elle aussi construite par l’atelier bambou. Sa conception découle directement des usages des écoliers : cet espace de déambulation couvert n’était pas prévu mais permet aujourd’hui de relier les classes à la cantine à l’abri de la pluie. Il dessine un espace d’échange nouveau qui au fil du temps est devenu un vrai espace de convivialité.

El momento de la construcción es un tiempo para el intercambio y el aprendizaje, pedagógicos. La escuela propone  formaciónes profesionales para los jóvenes sin recursos. En Cali hay 9 universidades pero sola una es pública y muchos jóvenes de origen modesto no pueden acceder a los estudios superiores. Aqui todo es objeto de aprendizaje, que participa en la construcción del sitio. Por ejemplo, son los estudiantes en turismo y en economía quienes nos hacen visitar el lugar con mucha aplicación y profesionalismo y son encargados de hacer la promoción del lugar. Nos explican que una piedra enorme colocada sobre el umbral de un edificio ha sido desplazada por los jóvenes que debieron volver a visitar los métodos de sus antepasados buscando herramientas adaptadas… Lo mismo, para la pasarela que comunica con la cantina, ha sido construido por el taller de bambú. Su concepción directamente emana de usos de los alumnos: este paso cubierto no estuvo previsto sino permite hoy unir las clases a la cantina al amparo de la lluvia. Dibuja un espacio de intercambio nuevo que en el curso del tiempo se hizo un verdadero espacio de convivialidad.

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Nous sommes frappés par l’intelligence du processus, par la fluidité du fonctionnement , comme par l’ambiance fantastique qui règne ici… Le projet semble très cohérent. Aujourd’hui la fondation développe la culture de la Guada (bambou), et propose des projets de construction pour des privés, ce qui permet un autofinancement et donne du travail aux jeunes juste formés. Les autres ateliers de formation professionnels (marqueterie, cuisine – qui s’occupe de la cantine, construction, tourisme mais aussi commerce soutenable) viennent vraiment, par la pédagogie de projet « learning by doing » (apprendre en faisant) abonder le projet global.

Nos llama la atención la inteligencia del proceso, por el funcione adecudamente, por el fantástico ambiente que reina aquí … El proyecto parece muy conherente. Hoy la fundación desarrolla la cultura de Guada (bambú), y ofrece proyectos de construcción para clientes privados, lo que permite un flujo de efectivo y propone empleo a los jóvenes que reciben la formacion. Otros talleres de formaciones profesionales (marquetería, cocina – que se carga de la cantina, la construcción, el turismo, sino también el comercio sostenible) vienen a través de la pedagogía de proyecto basada sobre  la idea fuerte : aprender haciendo, abundan en el proyecto en general.

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Nous visitons la vieja (évocation de l’ancienne maison écroulée sur lequel il s’est implanté) , le chantier de construction d’un nouveau édifice qu’a dessiné et réalisé Greta. Elle nous fait visiter le chantier où s’affairent les étudiants en bambou. « Son bébé » nous dit-elle. Elle y a passé des jours et des jours, a quasi dormi sur le chantier. elle accueille des volontaires, forme les étudiants et suit l’ensemble du chantier. Wahoo !

Visitamos La Vieja (evocación de la antigua casa derrumbada sobre el cual se implantó), la obra de construcción de un nuevo edificio que dibujó y realiza Greta. Nos hace visitar la obra donde se atarean los estudiantes en bambú.  » Su bebé  » nos dice. Pasó allí días y días, casi durmió sobre la obra. Acoge a voluntarios, forma a los estudiantes y sigue el conjunto de la obra. Wahoo !

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La Fondation développe aussi Viva guadua, un festival international de la construction en bambou. Au-delà de ses capacités de mise en oeuvre, de résistance systémique, et le fait qu’il soit local, le bambou est un élément essentiel du paysage. Nous découvrons que les champs de canne à sucre qui ceinturent un coté de la ville polluent et dégradent un milieu fragile. Le bambou offre de nombreux atouts et ce travail de communication cherche à faire prendre conscience à la population locale, comme aux structures politiques, des enjeux environnementaux. Nous avons d’ailleurs participé à une conférence passionnante d’Ulla Schush (la femme d’Andrés, le fondateur du projet) qui cherche à montrer comment la nature à Cali offre des ressources nombreuses pour la ville (ombres, bioclimat, corridors de vent….). A travers cette charla et les retours des acteurs, nous avons pu sentir le bouillonnement de cette ville et le besoin de structuration des acteurs qui ont du mal à développer une vision commune. Celle-ci pourrait permettre de dessiner la ville et d’empêcher la périurbanisation, maintenir les corridors végétaux existant, esquisser un projet écologique pour la ville qui enrichisse la qualité de vie.

Bientôt d’autres infos sur le projet…

La fundación desarrolla también un festival internacional de construcción de bambú, que se llama Viva Guadua. Más allá de su capacidad de ejecución, la resistencia sistémica, y el hecho de que es local, el bambú es un elemento esencial del paisaje. Los campos de caña de azúcar que rodean a un lado de la ciudad contaminan y degradan el medio ambiente frágil. Bamboo ofrece muchas ventajas y el trabajo de comunicaciones busca crear conciencia entre la población local, las estructuras políticas de las cuestiones ambientales. Por otra parte, Ulla Schush, la esposa de Andrés (el fundador del proyecto) presenta una charla interesante en la universidad que estamos siendo testigos que pretende mostrar cómo la naturaleza Cali ofrece muchos recursos para la ciudad (sombras , cordidors bioclimáticos viento…). A través de este charla sentimos la energia en la ciudad y la necesidad para los actores de desarrollar una visión común. Este podría ayudar a dibujar la ciudad y evitar la suburbanización, mantener pasillo verde existente, esbozar un proyecto ecológico para la ciudad que enriquece la calidad de vida.

Pronto de poco mas documentos sobre este proyecto !

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Visite impromptue au musée / Visita improvisada al museo

C’est comme ça la Colombie ! Rencontre au bar « la veille » avec Alejandro Garcès Tusta, artiste plasticien qui travaille sur des installations multimédias. Il nous explique sa démarche par laquelle il sort de l’anonymat des lieux étranges, en menant l’enquête… Alejandro travaille au Musée de Pereira et participe aussi au Festival de performances Iteracion. Il nous propose au pied levé de nous ouvrir exceptionnellement le musée de la ville pour découvrir les 2 expositions en cours et alimenter notre travail.

Así es Colombia ! Encuentra en el bar la noche anterior con Alejandro Garcés Tusta, artista visual que trabaja en instalaciones multimedia. Él explica el proceso por el cual sale del anonimato de lugares extraños, lo que lleva la investigación … Alejandro trabaja para el Museo de Pereira y también participa a la organisation del festival Iteración. Él ofrece abrirnos el Museo para descubrir las dos exposiciones en curso e informar a nuestro trabajo.

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La visite commence par une exposition collective qui s’intéresse aux fleuves dans la ville. L’exposition collective « Rio Ariba, Rio Abajo » réunit les artistes Rodrigo Grajales de Pereira, Gustavo Toro de Dosquebradas et Nicolas Gomez, qui ont exploré le rio Otun à travers différents medias artistiques. Ils abordent la situation des habitants de bordure de fleuve, les questions territoriales….

La exposición colectiva “Río Arriba, Río Abajo” reúne a los artistas Rodrigo Grajales de Pereira, Gustavo Toro de Dosquebradas y al bogotano Nicolás Gómez, quienes han explorado el río Otún mediante diferentes medios artísticos, abordando aspectos como los habitantes a sus orillas, el paso del afluente por la extensión del territorio y la mística de las fuentes fluviales.

Nous découvrons l’histoire tragique des déplacés du bord du rio. C’est en effet sur les rives des fleuves (plus accessibles et facile à coloniser) que ce sont développées les fermes et installés les paysans. Mais ces terres riches ont été convoitées et réquisitionnées par les narco-trafiquants et les FARCS. Les paysans n’avaient pas le choix et devaient collaborer… ou fuir. Les villes ont donc accueilli ces migrants, considérés comme réfugiés politiques et créé le droit d’occupation pour que ces réfugiés puissent s’installer en ville. Mesures au départ temporaires, les personnes se sont installées, ont construits leur maison, ont trouvé du travail et ne sont pas repartis…. Lorsque l’état a signé la fin de la guérilla, elle a voulu montrer son autorité et pour rassurer les citoyens a tué beaucoup de narco-trafiquants et de Farcs. Mais cette période d’extrême violence n’a pas laissé indifférents les habitants, apeurés par les actions des paramilitaires parfois aléatoires qui ont valu la mort de milliers de paysans. Tout cela est peu transmis, n’est pas encore digéré. Yai nous explique que le fleuve a charrié dans la ville des centaines de cadavres…

Descubrimos la historia trágica de las personas desplazadas de sus orillas. De hecho, es en las orillas de los ríos (más accesible y fácil de colonizar) desarrolló las granjas y se estableció agricultores. Pero estas ricas tierras han sido requeridos y codiciado por los narcotraficantes y las FARC. Los campesinos no tenían otra opción y tuvo que trabajar para ellos… o huir. Por lo tanto, las ciudades han acogido con satisfacción los migrantes, considerada políticos. Así que crearon el derecho de ocupación para estos refugiados pueden instalarse en la ciudad. Inicialmente, las personas se han asentado, han construido su casa, encontró trabajo y no están distribuidos… Cuando el Estado ha firmado final de la guerrilla, que quería mostrar su autoridad y tranquilizar ciudadanos mataron a muchos traficantes de drogas y las FARC. Pero este periodo de violencia extrema no dejó indiferentes, asustados por las acciones de algunos paramilitares aleatorios que se han ganado miles de campesinos muertos. Todo esto aún no se transmite no es digerido. Yai nos dice que el río fue llevado a la ciudad cientos de cadáveres…

D’autres enjeux sur ces rios… C’est là aussi qu’ont trouvé refuge les paysans dans les villes et beaucoup se sont installés en zone inondable. L’un des artistes propose des oeuvres qui réinterprètent les astuces et bricolages individuels pour surélever les meubles… Yai nous explique qu’une amie à elle travaille sur la mise en place de jardins en bord de fleuve pour éviter les nouvelles installations trop dangereuses.

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D’autres artistes s’attachent à la valorisation de la nature à travers une série de photographies micro qui s’insèrent dans un travail de marche le long du rio… Ici, en effet, les rios sont aussi un système d’évacuation des déchets, sont très pollués… Ils révèlent encore l’ambiguité de ce pays proche de la nature avec des villes champignons… loin de pouvoir maitriser son environnement !

Otros temas sobre los rios… Esta es también la que se encuentra campesinos refugidos en las ciudades y muchos se establecieron en la zona de inundación. Uno de los artistas que ofrecen obras que reinterpretan los consejos individuales y artesanías para elevar los muebles… Yai explica que su amiga está trabajando en la creación de jardines en un río para evitar que las nuevas instalaciones muy peligrosas.
Otros artistas se comprometen a valorar la naturaleza a través de una serie de micro-fotografías son parte de una caminata de trabajo a lo largo del río… Aquí, de hecho, los ríos son también un sistema de eliminación de residuos están fuertemente contaminados…
También revelan la ambigüedad del país cerca de la naturaleza con las setas ciudades … lejos de ser capaz de controlar su medio ambiente!

Une autre exposition propose une rétrospective du journal local satyrique El Fuente ! Le journal s’est développé comme critique par rapport aux événements dans un contexte de presse complètement dirigé et contrôlé par le régime politique. Face aux forts risques de répression, c’est la caricature, le dessin et la satyre qui ont permis la critique. Aujourd’hui encore la presse reste contrôlée et la liberté de parole n’est pas de mise… Yai nous explique qu’avec ses amies proches, elles ne parlent pas de leurs origines familiales. Le travail de mémoire n’est pas encore là et les conflits politiques encore sous-jacents sont craints et restent tabous. Le sentiment de sécurité n’est pas le même ici et en France. Ici , Yai a souvent peur, nous conseille de nous protéger, alors qu’en France elle est plus détendue. Pourtant, il ne lui est jamais rien arrivé même si elle connait des personnes qui se sont fait voler. Mais cela arrive t il plus qu’en France ? Mathieu son compagnon s’interroge sur ce climat de peur ambiante. Pour lui, cette peur, qui dure depuis des dizaines d’années, ne s’est pas estompée et empêche les colombiens de se révolter et d’avancer…

Otra exposición propone un recorrido por el diario local satírico El Fuente!
El trabajo se desarrolló como crítica a los eventos politicos en el contexto de la prensa completamente gestionados y controlados por el régimen político. Dado el riesgo de una fuerte represión, es la caricatura, dibujo y sátiro que han permitido la crítica. Aún así sigue siendo controlados prensa y la libertad de expresión no es adecuada … Yai nos explica que con sus amigos más cercanos, ellos no hablan de sus antecedentes familiares. La memoria de trabajo no está todavía allí y todavía los conflictos políticos subyacentes sean temidos y siguen siendo tabú.
La sensación de seguridad no es lo mismo aquí y en Francia. Aquí Yai tiene miedo, se recomienda para protegernos, para que Francia es más relajado. Sin embargo, ¿se le ha ocurrido a pesar de que ella sabe que las personas que han sido robados . Pero a veces ocurre más que Francia ? Mathieu su compañero preguntó qué climático miedo ambiente. Para él , este miedo que dura desde hace décadas no se ha atenuado y evita colombiano a rebelarse y salir adelante…

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PEREIRA / MAURO Y LA BIBLIOTECA DE LAS COLONIAS

Mauro Vargas nous embarque avec lui dans son 4X4 pour visiter un projet de bibliothèque auto-construite par les habitants qu’il développe dans le quartier « Las colonias ». Ce quartier invasif de Pereira, très pauvre est situé au sud de la ville. Perdu loin dans la campagne, installé dans un écrin de végétation, en surplomb de la rivière, il accueille de nombreux réfugiés politiques et possède quelques équipements très rudimentaires.

Mauro Vargas nos conduce en su 4×4 para visitar un proyecto de biblioteca construida los habitantes que se desarrolla en el barrio de « Las Colonias ». Este bario de invasion está situado al sur de la ciudad. Esta perdido lejos en el campo, con vistas al río, que acoge a muchos refugiados políticos y tiene un poco de equipo muy rudimentario.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERASONY DSCIci la ville intervient peu, ou au cas par cas. Dans la plupart de ces quartiers l’action est sporadique, souvent liée à du prosélytisme politique ou religieux… avec des propositions d’aides liées aux périodes électorales : beaucoup de quartiers sont sous le joug de partis politiques… Les réseaux d’eau et d’électricité sot installés par des compagnies privées (pour qui les consommations fortes rentabilisent le cout d’installation), mais il n’y a pas de route et aucun système d’assainissement. L’école par contre est municipale mais sans la cantine.

Aquí el gobierno de Pereira no se implica mucho y ha investido poco dinero. En la mayoría de estas áreas, la intervencion publica es esporádico, a menudo relacionados con el proselitismo político o religioso … con propuestas de ayuda relacionados con los periodos electorales: muchas áreas están bajo el yugo de los partidos políticos… Las redes de agua y de electricidad estan instalados por empresas privadas (que tienen un alto consumo que rentablen el costo de instalación), pero no hay ninguna carera y no hay saneamiento. La escuela está municipal pero no hay cantina publica.

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Nous visitons le chantier. Tout le village est réuni pour le match de foot dominical. Des dizaines d’enfants jouent dans une ambiance sympathique. Les enfants grimpent sur la structure en bambou, jouent avec les matériaux de construction. Tout semble ici plein de risques et de danger mais les enfants naviguent avec aisance et tout est prétexte au jeu. Nous suscitons beaucoup de curiosité et d’intérêt, a priori ici il y a peu de visiteurs ici!

Visitamos el sitio. Todo el pueblo se reunió para el partido de fútbol del domingo. Decenas de niños jugando en un ambiente agradable. Niños que suben en la estructura de bambú, jueguen con los materiales de construcción. Todo aquí parece estar lleno de riesgo y peligro, pero los niños a navegar con facilidad y todo es una excusa para jugar. Creamos un montón de curiosidad e interés, aquí hay pocos visitantes aquí!

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La bibliothèque est construite grâce à des habitants volontaires qu’encadre Mauro en tant qu’architecte mais aussi chef de chantier. Après une phase de formation simple, chaque personne devient autonome dans un domaine de construction. En effet, chaque corps de métier est représenté par un professionnel de la construction qui est rémunéré et forme les habitants à mise en oeuvre des matériaux (terrassement et béton, guadua, toiture zinc…).

La biblioteca se construye con los habitantes voluntarios enmarcadas por Mauro como arquitecto, sino también maestro de la obra. Después de una fase de entrenamiento simple, cada persona pasa a ser independiente en una parte de la construcción. De hecho, cada profesión es representado por un profesional de la construcción que se le paga y entrena a la gente a la aplicación de los materiales (hormigón y movimiento de tierras, guadua, techos de zinc…).

En terme de responsabilité Mauro est impliqué mais il fait signer une décharge aux participants du chantier. De toutes façons dans ces quartiers invasifs où tout est à faire, et qui ne sont pas vraiment reconnus par les pouvoirs publics, la responsabilité est toujours individuelle ! Il y a tellement d’enfants ici, pas toujours scolarisés et très avides d’activités que Mauro et l’équipe de constructeurs sont obligés de sécuriser le chantier et de donner des règles strictes en renvoyant les enfants plus loin…

Por la responsabilidad, Mauro está involucrado pero las personas que particpen a la contrucion firman una exención. De todos modos en estos barrios invasivos donde todo está por hacer y no reconocidos por el gobierno, la responsabilidad siempre es personal! Hay tantos niños aquí que quieren participar y jugar  que Mauro tiene la obligación de asegurar el sitio y dar reglas estrictas enviando a los niños lejos…

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Le processus a été long et laborieux pour construire la bibliothèque qui attend toujours des fonds complémentaires pour être finalisée (aujourd’hui seule la structure est terminée). Depuis 8 ans, ce sont des dons privés qui permettent cette reconstruction et actuellement le projet est en attente de la période d’exonération d’impôts (novembre/ décembre) pour lancer la suite des travaux et rendre la bibliothèque opérationnelle. Le projet est donc en sommeil mais la structure de bambou est un véritable terrain de jeu pour les enfants qui grimpent de toutes part et manipulent les toupies de chantier et chutes de bambou.

El proceso fue largo y laborioso para construir la biblioteca. Espera todavia los fondos adicionales que permiteron la finalizacion (hoy sólo la estructura se ha completado). Desde 8 años, son las donaciones privadas que permitan la reconstrucción y el proyecto está actualmente a la espera del período de exención de impuestos (noviembre / diciembre) para iniciar nuevos trabajos y poner en funcionamiento la biblioteca. El proyecto se encuentra en estado latente, pero la estructura de bambú es un auténtico parque infantil para los niños que se suban todos compartimos y manipular la parte superior de bambú y depósito de chatarra.

La fondation qui finance le projet a été créée par un riche industriel pour prendre le relais suite à une initiative municipale avortée à cause des élections et du changement d’élus. Elle est alimentée exclusivement par des fonds privés. n ami proche de Mauro (le fils de l’industriel), l’a contacté à son retour d’Angleterre pour lui proposer de s’intégrer au projet. Mauro a travaillé avec la Fondation sur la définition du programme intégrant des demandes des habitants comme par exemple une pièce dédiée au femmes du quartier pour le tissage.

La fundación está financiando el proyecto fue creado por un rico industrial para hacerse cargo después de una iniciativa municipal fracasado debido a las elecciones y el cambio de los funcionarios electos. Está alimentado exclusivamente con fondos privados. n amigo Mauro (hijo del industrial), se puso en contacto a su regreso de Inglaterra a proponer para integrar el proyecto. Mauro ha trabajado con la Fundación en la definición de las aplicaciones del programa de integración de las personas, tales como una sala dedicada a las mujeres del barrio para tejer.

Le projet a couté jusqu’à maintenant 19 millions de pesos soit environ 6400 euros. Mauro est complètement bénévole sur ce projet, par contre il faut payer l’achat des matériaux, les professionnels de la construction et dédommager les personnes qui participent au chantier. Suivre un tel chantier nécessite d’être très patient car les volontaires ne respectent pas systématiquement les horaires, peuvent avoir des contraintes diverses.

El proyecto ha costado hasta ahora 19 millones de pesos o alrededor de € 6.400. Mauro es voluntario por completo en este proyecto. Pero hay  que pagar los materiales, los profesionales de la construcción y compensar a las personas involucradas en el proyecto. Siguir este proyecto tiene que ser muy paciente, porque los voluntarios no respectan los horarios, pueden tener diferentes dificultades.

La guadua est un matériau assez simple d’utilisation où les principes d’assemblages sont systématiques. Mauro nous explique qu’un tronc, mature au bout de 6 ans de culture, permet de gérer plusieurs niveaux constructifs: la partie basse au diamètre plus important entre 12 et 15 cm servira à la mise en place de la structure primaire (poteaux); la partie entre 10 et 12 cm servira à la structure secondaire comme l’ossature des murs ou bien à la charpente si les éléments sont doublés; enfin la partie la plus fine servira à constituer les parois des murs. Son utilisation est donc optimale et évite un grand nombre de perdition. Nous avons été époustouflés par la propreté du chantier. (voir schéma).

La guadua es un bastante simple de usar, donde los principios de articulaciones sistemáticas son materiales. Mauro explica un tronco, madura después de 6 años de cultura, permite diferentes utilizaciones : la parte inferior de mayor diámetro de entre 12 y 15 cm utilizadas en la ejecución de la estructura primaria (columnas); la parte entre 10 y 12 cm de la estructura secundaria sirven como paredes de la estructura o si los elementos de bastidor se duplicaron, y, finalmente, la parte más delgada utilizada para formar las paredes. Por tanto, su uso es óptimo y evita muchos de perdición. Nos quedamos impresionados por la limpieza del sitio. (Ver diagrama).

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Nouvel enjeu pour le quartier, la création d’un Parc zoologique d’envergure, qui se veut respectueux de la nature et qui viendra prendre place entre la ville et Las Colonias. Pour Mauro et ses amis, l’enjeu premier dans ces quartiers est l’éducation. Comment faire en sorte que la réussite scolaire et l’accès aux études supérieures soit un véritable tremplin pour les enfants et montre aux autres que des issues sont possibles ? Le zoo pourrait devenir un employeur potentiel et un groupe se mobilise actuellement pour tenter d’adapter la formation aux demandes du zoo et ainsi rendre le recrutement local opérationnel. La fondation s’implique aussi en ce sens. Ce nous fait penser au projet Tohu, à Montréal créé par le cirque du soleil qui ont travaillé à l’aménagement d’un parc dans un quartier difficile avec pour principe un recrutement local qui à générer la création de formations spécifiques.

Nuevo reto para el barrio, la creación de un gran parque zoológico, que quiere respetar la naturaleza y que se sentará entre la ciudad y Las Colonias. Para Mauro y sus amigos, el tema principal en estas áreas es la educación. ¿Cómo asegurar que el rendimiento académico y el acceso a la educación superior es un trampolín para los niños y otros que muestran resultados son posibles? El zoológico podría convertirse en un posible empleador y un grupo está movilizando para tratar de adaptar la formación a las demandas del zoológico y hacer el reclutamiento local.  La fundación también está involucrada en este direcion. Esto nos recuerda proyecto Tohu, creado por Montreal Cirque du Soleil que trabajó en el desarrollo de un parque en un barrio dificil con un principio de contratación local que implica la creación de una formación específica.

Un autre projet devrait bientôt être amorcé à quelques pas de la bibliothèque. La reconstruction de la cantine des écoles… C’est la fondation qui financera ce projet et Mauro en sera également le concepteur. Petit à petit ce travail de régénération de l’existant permettra de consolider les espaces de socialisation existants.

Otro proyecto pronto se empezó a poca distancia de la biblioteca. La reconstrucción del comedor escolar … Esta es la base que va a financiar este proyecto y Mauro también será el diseñador. Poco a poco la obra de regeneración de las áreas existentes consolidará la socialización existente.
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ESCENA FRACTAL y sus peformancias en espacios publicos / Performances dans l’espace public

À Cali, une charla (discussion publique) est organisée dans le centre culturel Amalgama. Il s’agit de la présentation des expérimentations menées pendant la semaine à Cali dans le cadre du festival Interacion. Celui-ci propose 3 semaines de performances dans 3 villes : Cali, Pereira et Bogota. Des performers colombiens et des invités internationaux investissent l’espace public par des performances collectives. Celles-ci créent des situations impromptues et décalées dans l’espace public, autant poétiques que politiques. La discussion tourne autour de la polysémie des performances qui permettent à chacun de se projeter de manière différente.

En Cali, una charla se organiza en el centro cultural Amalgama, discusión retrospectiva de los experimentos llevados a cabo durante la semana en Cali. De hecho, el festival Iteración ofrece tres semanas de actuaciones en tres ciudades: Cali, Pereira y Bogotá. Artistas colombianos e invitados internacionales que proponen actiones collectivas en los espacios públicos. Estas actuaciones crean situaciones improvisadas y desplazan en el espacio público, a menudo poético, sino también político. La discusión gira en torno a la polisemia que permite a todos de de manera diferente.

L’une d’elles, réalisée par le brésilien Anderson Feliciano, se déroule dans les ruines d’une maison bientôt démolie. Elle tente de pointer du doigt les expropriations et de révéler la pauvreté et dénonce aussi le racisme envers les communautés afro-colombiennes encore méprisées. Le performer se déplace ainsi nu parmi les débris de la maison : le public regarde la scène derrière un grillage, dans une situation de voyeur. Une des organisatrice témoigne d’un échange avec un passant qui lui demande s’il s’agit d’un mannequin, certainement trompé par les multiples appareils photos tentant de capter la scène. Le Monsieur lui dit alors que cela lui semble la réalité même.

Uno de los resultados alcanzados por un brasileño Anderson Feliciano tiene lugar en las ruinas de una casa demolida en breve. Esta actuación pretende señalar con el dedo las expropiaciones, la pobreza … pero también denuncia el racismo contra la comunidad afrocolombiana aún despreciado. Se mueve desnudo entre los escombros de la casa: el público ve la escena detrás de una cerca, en una posición de voyeur. Una joven testigo de un intercambio con un transeúnte que le pregunta si él es un modelo, sin duda engañados por varias cámaras que intentan capturar la escena. El caballero le dijo que le parecía que la propia realidad.

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C/ Iteracion

Beaucoup d’échanges ont lieu sur la réception et les interactions avec le public. Cela questionne le rôle à l’artiste Comment aller jusqu’à la transformation sociale ? Cela pose aussi la question de la liberté d’action. Comment performance et ville interagissent ?

Muchas discusiones se llevan a cabo en la recepción y la interacción con el público. Esto cuestiona el papel del artista? Cómo ir a la transformación social? También se plantea la cuestión de la libertad de acción ¿Cómo interactúa con el desempeño de la ciudad ?

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A Pereira, nous découvrons de bon matin in vivo une série de performances dans l’espace public au cours d’un parcours. Le public mobile composé d’une dizaine de personnes suit le parcours tandis que les performances prennent place dans l’espace public habité etinteragissent avec la ville réelle en mouvement. Une comédienne française installée à Pereira propose différentes interventions dans des lieux choisis nous offrant encore une nouvelle lecture de la ville.

A Pereira, descubrimos en la mañana en vivo una serie de performancias en el espacio público durante un recogido. La audiencia móvil de una docena de personas que siguen el camino mientras que el rendimiento tiene lugar en el espacio público habitado e interactuar con la ciudad real en movimiento. Una actriz francesa que vive en Pereira ofrece diversas intervenciones en lugares seleccionados que permiten una nueva lectura de la ciudad.

Camina el rio / rencontre avec Leonardo / encuentro con Leonardo

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C’est à Lugar a dudas, centre de recherche artistique, que Leonardo Herrera Madrid nous donne rendez-vous. Cet artiste a commencé en novembre dernier avec Maria José le projet Camina el rio, qui consiste en l’activation d’un espace public situé dans le centre de Cali. Ce projet de diffusion artistique hors les murs investit la Avenida Colombia, un espace public juste aménagé en bordure du Rio Cali, dont les rives étaient envahies par l’automobile depuis les années 70.

Es en LUGAR A DUDAS, centro de investigación artística, que hemos encontrado a Leonardo Herrera Madrid. En noviembre 2013, este artista ha empezado con Maria José el proyecto Camina el rio, para permitir la activación de un espacio público ubicado en el centro de la ciudad de Cali. Este proyecto de difusión artística se mete en un espacio justo ordenado en una orilla del rio Cali, la Avenida Colombia, lugar invadido con los coches desde los años 70. 
 

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Cet espace public est bien singulier à Cali : ici il n’y a pas de vendeurs ambulants, un service de sécurité privé est en charge de la surveillance des lieux (ce qui vaut des coups de sifflés lorsque quelqu’un monte sur le mobilier urbain !). Cet espace a été financé en partie par des fonds privés : des affiches géantes à leur effigie. Pourtant pour Leonardo c’est un espace clef. Historiquement le Rio marque une frontière entre les classes les plus hautes de la société -situées rive droite- et « le peuple » de l’autre côté. Il nous explique que l’usage des ponts était distinct selon les appartenances sociales et géographiques des passants. Même si cette histoire est lointaine, la ville est encore très divisée et il existe peu d’espaces de connexion, de traverse et de rencontre.

Le projet Camina el rio, doit aussi permettre de promouvoir les nombreux artistes de Cali. Il existe ici 5 écoles d’art, et Leonardo enseigne dans deux d’entre elles. À Cali le réseau de diffusion artistique est étroit et Leonardo milite pour ouvrir de nouveaux espaces de diffusion. C’est aussi une manière de bousculer, de questionner les passants, d’introduire du trouble dans les passages quotidiens, d’activer l’espace public… de rapprocher l’art des gens et de la rue. Chaque installation demande une négociation avec les administrateurs de l’espace, les planificateurs urbains.

Este espacio llamado « Avenida Colombia » tiene su singularidad en Cali : aquí no hay vendedores ambulantes, es un servicio privado de seguridad que vigila los espacios – lo que explica que se escucha los chiflidos cuando uno se pone en el mobiliario urbano. Este espacio ha sido financiado por la mayoridad por dinero privado, lo que explica los carteles inmensos de anuncios. Sin embargo, para Leonardo es un espacio clave. Historicamente, el Rio marca una frontera entre las clases altas de la sociedad – orilla derecha – y el pueblo del otro lado. Nos explica que el uso de los puentes fueron distintos según las pertenencias sociales y geográficas de los habitantes. Aunque hace mucho que ha pasado esta historia, la ciudad se queda muy dividida y no existen muchos espacios de conexión, de encuentros. 
El proyecto Camina el Rio, también quiere promover los numerosos artistas que viven en Cali. Aquí existen 5 escuelas de Arte, y Leonardo da clase en dos de ellas. Nos propone encontrar a los estudiantes. En Cali, la red de difusión artística es muy estrecha y Leornado milita en favor la apertura de nuevos espacios de difusión. Es también una manera de cuestionar los habitantes, poner algo nuevo en lo cotidiano, activar el espacio público…y también acercar el arte de la gente y de la calle. 
Cada instalación pide una negociación con los administradores del espacio, los planificadores urbanos.
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Évènement organisé en noovembre par Camina el rio /Evento organizado en noviembre por Camina el rio /DE PIEDRA EN PIEDRA DE ADRIANA GARCIA GALAN. — avec Guillermo Vanegas Flórez.
Ici les commerces ambulants façonnent l’identité des espaces publics et participent de sa vitalité. Léonardo nous explique que cela semble déréglementé mais qu’en fin de compte, surtout dans le centre où les rues entières sont composées par ces marchands, il existe une forte régulation. Les commerces se transmettent de génération en génération, les places ne sont pas ouvertes à tous et les commerces sont taxés. La mairie n’est pourtant a priori pas gestionnaire de cette organisation. Ces commerces nous intriguent : à la fois ils sont le poumon de la vitalité des espaces publics, ils sont une économie de proximité très importante, mais pour les habitants ici c’est aussi une pression quotidienne forte puisque dans chaque rue ces commerces sollicitent les passants. Nous aimerions comprendre mieux leur impact sur les espaces publics, les usages qui en découlent. Nous pensons aussi inviter un dispositif d’activation qui puisse reprendre et détourner les codes de ces boutiques ambulantes….
Leonardo nos explica que a propósito de los comercios ambulantes que construyen el espacio publico, existe una regulación, aunque no se parece. Los comercios se transmiten de generación en generación, los sitios no son abiertos a todos y los comercios son tasados. El ayuntamiento no gestiona esa organización. 
Eso comercios nos atraen : a la vez son los pulmones de la vitalidad de los espacios públicos y pertenecen a una economía de proximidad muy importante, pero también, representan para los habitantes una presión cotidiana bastante fuerte porque en cada calle de la ciudad les solicitan. Nos gustaría entender mejor sus impactos en el espacio público, los usos que salen. Pensamos también inventar un dispositivo de activación para tomar, desviar los códigos de esos comercios ambulantes y hacer algo nuevo.
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Leonardo nous guidera aussi dans la ville pour nous aider à poser des limites, à choisir les lieux d’implantation… Il nous propose de rencontrer ses étudiants pour un échange sur leurs pratiques de la ville et notre projet. Lui travaille sur le narcotrafic. Son travail est très ancré à Cali et soulève des questions politiques fortes. Pour cela, il réalise des actions pirates dans l’espace public qui nous intéressent particulièrement.

Leonardo nos guiará también en la ciudad para ayudarnos a delimitar, elegir los lugares de implantación estratégicos. Trabaja a propósito del narcotráfico. Su trabajo esta muy implantado en Cali y pone en relieve fuertes cuestiones políticas. Realiza también muchas acciones simbólicas, piratas en el espacio público y eso nos interesa especialmente.