Collage des portraits de vendeurs ambulants / Encolado de los retratos de vendedores ambulantes

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Ultima salida de la agencia de viaje en Cali / Vendedores ambulantes

Samedi, l’agence de voyage s’expose une dernière fois dans les rues de Cali pour réactiver autrement nos outils d’analyse sensible du territoire et marquer un dernier temps fort, une manière de faire nos adieux… snif !

¡ El sábado, la agencia de viajes se expone una última vez en las calles de Cali para reactivar de otro modo nuestras herramientas de análisis sensible del territorio y marcar un último tiempo fuerte, una manera de despedirse… snif!

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Ce tour opérateur propose une mise en scène de notre enquête sur les vendeurs ambulants. Il s’agit d’ouvrir le regard sur leurs réalités, de découvrir avec eux la ville, et de poser des questions, chemin faisant, aux habitants et passants… Les entretiens réalisés avec les vendeurs ambulants sont décortiqués, les portraits deviennent des affiches collées sur les murs de la ville comme des hommages à ces vendeurs… La marche urbaine chemine dans la ville et croise ces portraits fraichement collés. Nous nous arrêtons et redonnons la parole à ces vendeurs via des enregistrements audio et des lectures. Quelques aficionados nous suivent dans l’aventure ! Ils sont mis à contribution et deviennent à leur tour vendeurs ambulants en rejoignant notre agence, proposant la vente de cartes postales ! Cette offre commerciale est plus un prétexte à la discussion qu’une nouvelle piste entreprenariale puisque la poste locale fonctionne mal et que la pratique de la correspondance semble morne ! « Vous connaissez Montebello, le Colegio de las aguas ? et San Antonio de nuit vous avez vu ?… » en tout cas, Charlotte en parfaite vendeuse fait tourner la machine aidée de Sandra en grande forme ! « A 1000 a 1000 a 1000 !! » !

Este tour operador propone una puesta en escena de nuestra investigación sobre los vendedores ambulantes. Se trata de abrir la mirada sobre sus realidades, de descubrir con ellos la ciudad, y de plantearles cuestiones, en el camino, a los habitantes… Las conversaciones realizadas con los vendedores ambulantes son analizadas, los retratos se hacen unos carteles pegados sobre las paredes de la ciudad, como homenajes a estos vendedores… La caminata urbana avanza en la ciudad y cruza estos retratos pegados. Nos paramos y devolvemos la voz a estos vendedores vía registros audio y lecturas. Algunos aficionados nos siguen en la aventura, nos ayuden y se hacen a su torre vendedores ambulantes reuniendo nuestro equipaje, que propone la venta de postales…
¡ Esta oferta comercial es más un pretexto a la discusión que una nueva pista de comercio ya que el correo local funciona mal y ya que la práctica de la correspondencia parece poco desarollada. « ¿ Conoce a Montebello, el Colegio de las aguas? ¿ Y vio el parque San Antonio de noche ?  » ¡ En todo caso, Carlota en vendedora perfecta hace foncionar la máquina ayudada por Sandra en gran forma!  » ¡ A 1000 a 1000 a 1000 ! « 

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Gros succès pour le Cristo Rey, les chiens et les fourmis de la série animalière de Matthieu ! Nous terminons par un pot sur la charette de Juan Carlos, stoppée devant notre tienda fétiche… Petite émotion lorsque sa famille nous rejoint et que nous nous déplaçons vers son portrait… Tout cela dans un joyeux désordre, très improvisé,… nous sommes épuisés mais heureux !
¡ Gran éxito para Cristo Rey, los perros y las hormigas de la serie animalista de Matthieu! Acabamos con un aperitivo sobre la carreta de Juan Carlos, parada adelante de nuestro tienda preferida, a lado de la casa… Pequeña emoción cuando su familia nos reúne y cuando nos desplazamos hacia su retrato… ¡ Todo esto en un desorden alegre, muy improvisado, somos agotados pero felices!

Workshop à Cali / Université la Javernaria / Le jeu / El juego

70 étudiants, 2 demies journées de travail, et la production collective d’une observation à grande échelle dans la ville. Pour eux c’est la découverte de nouvelles méthodologies, un travail de terrain amorcé par une entrée inhabituelle (le jeu dans la ville), et la production d’une exposition collaborative minute, créée tous ensemble au fil de l’élaboration des outils d’analyse et de restitution. Natalia et Diego nous accueillent dans leurs cours et nous aident à animer l’ensemble.

70 estudiantes, 2 días de trabajo, y la producción colectiva de una observación a gran escala en la ciudad. Para ellos es el descubrimiento de nuevas metodologías, un trabajo de terreno empezado por una entrada inhabitual (el juego en la ciudad), y la producción de una exposición colaborativa cronometra, creada todos juntos en el curso de la elaboración de las herramientas de análisis y de restitución. Natalia y Diego nos acogen en sus cursos y nos ayudan a animar el taller.

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Le workshop est un peu perturbé par une grève des bus indépendants. La municipalité voudrait intégrer leur activité et leur demande de rejoindre l’organisation municipale pour régulariser temps de travail, salaire, service, sécurité… mais cela ne va pas de soi et depuis quelques jours des grèves fortes entrainent la destruction de bus et conflits…. Les étudiants sont donc en partie dispensés de cours… mais bon, ils sont là, tous ont fait le travail de terrain et malgré leur flegme et leur décontraction étonnante, ils sont bien dedans. Nous investissons l’université en nous installant dans les espaces communs et occupants les vastes espaces de sport et de détente qui sont partout là…

El workshop es un poco perturbado por una huelga de los autobuses independientes. La municipalidad querría integrag su actividad y les pide reunir la organización municipal para regularizar el tiempo de trabajo, salario, servicio, seguridad pero desde hace algunos días las huelgas fuertes han provocado la destrucción de autobúses y conflictos…. Los estudiantes son en parte dispensados por curso pero  están allí, hicieron el trabajo de campo, y a pesar de su flema, están muy dentro. Investimos la universidad instalándonos en los espacios comunes y ocupantes los numerosos espacios vastos de deporte y de descanso…

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Nous leur avions proposé une séance le mardi précédent ou nous nous étions présentés, avions réalisé une carte mentale collective de la ville et de ses espaces publics, puis avions découpé la carte de la ville pour que les étudiants (en groupes de trois) choisissent une portion à explorer. Ce vendredi, ils reviennent avec les matières récoltés que nous tentons de capter au mieux. Trois ateliers sont proposés. L’un se déroule sur le stade de foot, les étudiants doivent présenter par groupe en une minute chrono le récit sensible de leur expérience de terrain. Un autre pôle s’organise autour de la carte du secteur, nous leur demandons une vision d’urbaniste : les étudiants décrivent les caractéristiques de leur zone, tentent de repérer les usages liés au jeu… Un dernier pôle leur demande de s’exprimer sur les espaces publics observés plus précisément. Chaque groupe a observé 3 lieux. Il s’agit alors de définir en groupe si ces lieux leur paraissent positifs ou négatifs (mas o menos) et d’exprimer leur critique en adossant à la photo du lieu un texte ou des mots clefs. Une manière de partager rapidement une forme de critique collective.

Les habíamos propuesto una sesión el martes precedente o nos habíamos presentado, habíamos realizado una mapa mental colectiva de la ciudad y de sus espacios públicos, luego habíamos recortado la mapa de la ciudad para que los estudiantes (en grupos de tres) escojan una porción que hay que explorar. Este viernes, vuelven con las fichas y fotograpfias que intentamos captar lo mejor posible. Tres talleres son propuestos. Uno se pasa sobre la cancha de fútbol, los estudiantes deben presentar por grupo en un minuto crono el cuento sensible de su experiencia de campo. Otro polo se organiza alrededor de la mapa del sector. Les pedimos una visión urbanista : los estudiantes describen las características de su zona, intentan reparar en los usos atados al juego… Un último polo les pide expresarse.

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L’exposition s’organise autour de la carte centrale. Nous terminons par l’écriture d’un texte collectif sur les espaces publics de la ville et par une carte postale collective avec tous les étudiants ! Nous repartons les valises chargées d’observations que nous analyserons à notre retour en France…

La exposición se organiza alrededor de la mapa central. ¡ Acabamos por la escritura de un texto colectivo sobre los espacios públicos de la ciudad y por la postal colectiva con todos los estudiantes! Nos vamos de nuevo las maletas encargadas de observaciones que analizaremos a nuestra vuelta a Francia…

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Portraits de vendeurs ambulants / Retratos de vendedores ambulantes

Présentation de vendeurs ambulants rencontrés en chemin :

Wahsinton Antonio, rencontré le  samedi 1er mars sur la place dite « aux pigeons », vendeur ambulant d’ananas. Il est père de 8 enfants. Il vend entre 40 et 50 ananas par jour. Il a un patron qui lui met à disposition une charrette de bois avec un toit léger.

Presentación de algunas vendedores ambulantes encontrados :

Wahsinton Antonio, lo conocimos el sábado 1ero de marzo en la plaza de las palomas. Vendedor ambulante de piñas. Es padre de un niño de 8 años. Vende entre 40 y 50 piñas diarias. Tiene un jefe que le pone a disposición la carreta de madera con un techo liviano.

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Jesus Triana alias Marcelo, rencontré le dimanche 2 mars, au parc Jorge Isaacs. C’est un vendeur indépendant, propriétaire de sa charrette fabriquée par son fils, composée de métal, peinte en bleu et customisée avec soin, en hommage aux femmes de Cali qui sont les plus belles.

Jesus Triana alias Marcelo, encontrado el domingo 2 de marzo en el parque Jorge Isaacs. Es un vendedor independiente, propietario de su carreta fabricada por su hijo. Esta compuesta de metal, pintada de azul y personalizada con cuidado, en honor a las mujeres de Cali que son las más bellas. 

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Maria, vendeuse de fruits, rencontrée dans le Parc Jorge Isaacs, alors qu’elle vend des fruits entourée de ses 3 petits enfants, qui l’aident occasionnellement. Elle a une clientèle fidèle et vend tous les jours au même endroit.

Maria, vendedora de frutas, la conocimos en el parque Jorge Isaacs, cuando vendía frutas rodeada por sus tres hijos que la ayudan en algunas ocasiones. Tiene una clientela fiel y vende todos los días en el mismo lugar.

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Juan Carlos, vendeur de fruits dans notre rue. Il part tous les jours du marché de Santa Helena,  pour arriver dans notre quartier (San Antonio) et repartir déposer sa charrette à la galeria. Il a 51 ans, mais en fait 10 de moins. Il a 4 filles dont une fait des études en médecine. Nous avons pu l’accompagner une matinée lors de sa tournée, et nous rendre compte du courage que ce métier demandait.

Juan Carlos, vendedor de frutas en nuestra calle. Sale todos los días desde el mercad Santa Marta para llegar a nuestro barrio y poner su carreta en la galería. Tiene 51 años pero parece 10 años menor. Tiene 4 hijas de las cuales una esta cursando estudios de medicina. Pudimos acompañarlo una mañana en su recorrido y darnos cuenta del coraje que se necesita para hacer este trabajo.

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Samir Martinez, nous l’avons rencontré dans calle 21 avec carrera 6… il est chiffonnier depuis 15 ans, récupère du carton, du plastique, de l’aluminium, des bouteilles, du papier, de la ferraille. Le plus rentable est l’aluminium et la ferraille. Nous le rencontrons dans son secteur, autour de Saint Nicolas. Chaque chiffonnier a sa zone de travail. Il travaille de 5 heures du matin à 3 heures de l’après-midi. Après il n’y a plus rien dans les rues.

Samir Martinez, lo conocimos en la calle 21 con carrera 6… Es reciclador desde hace 15 años, recupera cartón, plástico, aluminio, botellas, papel, hierro. Lo mas rentable son el aluminio y el hierro. Lo conocimos en su sector : San Nicolas. Cada reciclador tiene su zona de trabajo. Samir trabaja dede las 5 am hasta las 3 pm, después no hay nada en las calles. 


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L’homme du Rio, rencontré au rio Pance un après midi de pluie et d’élection. Il attend le chaland, nous observe derrière sa petite table pliante en bois peinte à la main qui arbore le mot « solteria », du nom de la pâtisserie inspirée du churos et réinventée à sa sauce qu’il propose… Ses lieux de vente sont les lieux touristiques majeurs de la ville : le rio pance, las très cruzes et le Christo rey….

El hombre del río, encontrado en el Río Pance en una tarde lluviosa y de elecciones. El espera su clientela, nos observa detrás de su pequeña mesa plegable en madera pintada a mano que muestra la palabra : soltería, del nombre la pastelería inspirada de curros y reintentada a su manera. Sus lugares de venta son los sitios turísticos de la ciudad : el río Pance, las tres cruces y Cristo rey.

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Vendeurs de rue / Vendedores de calle

Arpentant les rues, essayant de toucher du doigt ce nouvel univers de couleurs, d’odeurs, de sons… ils sont là, ils nous sautent aux yeux. Au début, une touche de folklore, qu’est-ce que c’est agréable de voir tous ces vendeurs dans les rues ! Assemblage de quelques bouts de bois et roulettes qui forment la charrette, haut parleur de fortune, couleurs chatoyantes, décorations multiples, un petit rien qui constitue tout de suite un univers incroyable. loin de nos villes françaises…
Recorriendo las calles, tratando de descubrir este nuevo universo de colores, olores, sonidos… que se encuentran aquí, que resaltan a la vista. Al principio, un toque de folclor. Como es agradable ver esos vendedores ambulantes en las calles! Ensamble de algunos trozos de madera y ruedas que forman una carreta, un megáfono, colores tornasoles, múltiples decoraciones, nada asombroso que crea un universo increíble. Universo apartado de nuestras ciudades francesas…

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Unité

Ici, tout se trouve et peut s’acheter à l’unité. Cigarette, paire de lunettes, pile, gâteau, empanadas, boisson exotique, tinto (café), aqua panela (jus de canne à sucre); fritados, bonbons, fruits tropicaux, biscuits, glaces, parrilladas, maïs grillé, chicha (alcool de mais), mort aux rats, mais aussi de petits jeux en plastiques, jeux d’argents, chaussures, tee-shirt, clé USB pleine à craquer de musique chaudes (salsa, rumba, cumbia, reggaeton…), dvd… On peut aussi trouver des services tels que les cireurs de chaussures, des dactylos munis de leur machine à écrire pour la rédaction de papiers officiels, des minuteros qui proposent pour 100 $ cops une communication locale. De manière très intuitive d’abord, notre regard s’est arrêté sur ces vendeurs en commençant par les observer et les photographier. Nous avons aussi tester leurs services et produits… Puis, petit à petit, cette pratique nous est apparue très significative, une porte d’entrée pour décrypter les espaces publics de la ville.

Unidad
Aquí, todo se puede comprar por unidad. Cigarrillos, unas gafas, una pila, una torta, una empanada, una bebida exótica : cafe y aguapanela, fritos, dulces, frutas tropicales, galletas, helados, parrilladas, mazorca, chicha, pero también los pequeños juegos en plástico, juegos de dinero, zapatos, camisetas, memorias usb llenas de músicas calientes ( salsa, rumba, reggaeton…), dvd’s… Aquí, se puede también, encontrar servicios como el embolaje de zapatos, las maquinas de escribir para los papeles oficiales, los minuteros que por 100$ te permiten comunicarte a cualquier celular. Intuitivamente, nuestra primera mirada se enfocó en estos vendedores ambulantes, así que empezamos a observarlos y fotografiarlos. Después, esta forma de trabajo nos pareció importante como puerta de entrada para descifrar los espacios públicos.

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Diversité

Le parasol multicolore fait repère : sorte d’emblème des vendeurs, présent dans toutes les rues. Mais en nous plongeant dans l’enquête avec les vendeurs, au fil de nos rencontres, au delà de cette forme commune, nous appréhendons des réalités multiples. Nous découvrons des personnalités diverses : jeunes, vieux, seuls ou en familles, dont la singularité s’exprime à travers un slogan particulier, une charrette customisée (dont l’ingéniosité nous laisse toujours surpris). Chacun parle fièrement de son installation, de sa machinerie, de sa marchandise, ses clients…
Leurs statuts sont hétérogènes : certains détiennent une autorisation (sont-ils pour autant des vendeurs officiels ?), d’autres semblent travailler de manière plus informelle fuyant la police dès qu’elle apparait avec leurs installations légères. Il y a les vendeurs ambulants qui circulent dans les rues, et ceux qui détiennent un emplacement défini, ceux que l’on retrouve tous les jours au même endroit, et les autres qui se déplacent dans quelques lieux de même typologie (à l’image du vendeur de friandises du rio pance qui alterne entre les 3 cruzes, le christo rey et le rio..). Bref, il y a tant de diversité dans les pratiques que nous n’arrivons pas toujours à en saisir les nuances. C’est tout un nouveau monde qui s’offre à nous…

Diversidad


La sombrilla multicolor funciona como referente : una especie de emblema del vendedor ambulante presente en todas las calles. Pero avanzando en nuestra investigación con ellos, después de varias conversaciones, detrás de estas formas comunes, nos encontramos múltiples realidades. Descubrimos diversas personalidades : jóvenes, viejos, solos o en familia, personas que se expresan a traves de un slogan particular, una carreta personalizada (su creatividad siempre nos deja admirativos). Cada uno habla orgulloso de su instalación, de su maquinaria, de su mercancía, de sus clientes, etc…
Su estatus es heterogéneo : algunos tienen autorización (son por esto vendedores oficiales?), algunos parecen trabajar informalmente escapando de la policía, con sus instalaciones, cada que esta aparece. Existen los vendedores ambulantes que circulan en las calles, los que se detienen en un lugar definido y que nos encontramos todos los días en el mismo lugar. Están los que se desplazan solo en lugares de la misma topología (como el vendedor de mecate que alterna entre el río Pance, las tres cruces y Cristo rey). Por fin, hay tanta diversidad en las practicas que no llegamos logramos todavía entender las matices. Es todo un nuevo mundo que se abre a nosotros…

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Quotidien

Avec nos yeux français, ce sont ces commerces ambulants qui semblent être la vitalité même des espaces publics de la ville, avec leurs sons, leurs couleurs, ils créent un paysage sonore et visuel intense. Ils donnent également une forme de rythme à la ville : à travers leur marche, leur parcours pour certains, ou par le point d’arrêt qu’ils proposent au coin d’une rue, espace de rencontre possible. Ils deviennent familiers, un point de repère temporel. Tous les jours vers 17h un marchand de fruit passe devant notre maison. Nous reconnaissons sa voix, son slogan. Il temporalise notre journée, accentue le moment. Hier, il n’est pas passé, un décalage s’est produit dans notre quotidien : quelle heure est-il ? Pourquoi n’est il pas là ? Est-il malade ? Au coin de la rue, le minuteros de la tienda. Il nous accueille chaque jour avec le sourire, installé sur le trottoir, en bordure de la boutique… 
C’est en quelques sortes un service à la personne, une proximité que l’on cherche à réinventer/retrouver en France et qui est plus que riche et opérationnel ici.

Cotidianidad


Con nuestra mirada de franceses, son estos comercios ambulantes que nos parecen ser la vitalidad misma de los espacios públicos de la ciudad, con sus sonidos, sus colores, ellos crean un paisaje sonoro y visual intenso. Igualmente, ellos le dan un especie de ritmo sonoro a la ciudad : a través de su caminata, de sus recorridos o en el punto en que se establecen, nos ofrecen un posible encuentro. Se vuelven familiares y un punto de referencia temporal. Todos los días, hacia las 5:00pm un vendedor de frutas pasa por nuestra casa. Lo reconocemos por su voz y su slogan. El marca un tiempo en nuestra jornada acentuando el momento. Ayer, este vendedor no pasó, esto se convirtió en un desfase en nuestra cotidianidad : que hora es? porque no pasó? estará enfermo? 
En la esquina de la calle, el minutero de la tienda nos atiende todos los días con una sonrisa, sobre el anden. 
Es un servicio a la persona, una proximidad que buscamos reinventar y reencontrar en Francia, que es mas rica y operacional aquí.

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Surprise
Les vendeurs sont aussi la promesse d’une possible surprise, à chaque coin de rue, un jus ? une glace ? une brochette ? C’est aussi le gage de la spontanéité : une fête s’organise, un concert ? Un regroupement ? Ici pas besoin d’organiser un bar de rue officiel avec demande à la municipalité et nombreux papiers à régler d’avance.  Quelques vendeurs affluent, des vendeurs de bières, de petites choses a grignoter, des boissons alcoolisées diverses et variées… et c’est parti ! Les évènements ici se montent en deux secondes sans infrastructure publique. Nous avons pu l’expérimenter avec la nuit de la salsa sur la place des étudiants, bouillonnement énergétique pour infrastructure minimale. Poussé à son paroxysme, c’est ce que nous avons vu lors du carnaval de Baranquilla qui rassemble des milliers de personnes, où des loueurs de chaises privées viennent installer les tribunes tronçons par tronçons, et où les vendeurs affluent avec tout ce qui pourrait rendre agréable aux spectateurs le temps du défilé (brochettes et patates chaudes, bombes de mousse, boissons fraîches, poncho, friandises, accessoires fluorescents…).

Sorpresa


Los vendedores son también una promesa de una posible sorpresa en cada esquina? un Jugo? un helado? un chuzo?
También son la garantía de la espontaneidad : se organiza una fiesta? un concierto? un grupo de personas? Aquí no hay necesidad de organizar un bar de calle oficial, con permiso de la municipalidad y una cantidad de papeles que llenar con anterioridad. Algunos vendedores fluyen por la calles, venden cerveza, mecate, diversas bebidas alcohólicas … y que empiece la fiesta ! Los eventos aquí pueden montarse en dos segundos sin infraestructura pública. Lo pudor experimentar en la noche de la salsa en la plaza de los estudiantes, efervescencia energética para una infraestructura mínima. por extensión, es lo que pudimos ver en el festival de Barranquilla que reúne a miles de personas, donde se instala silletería privada en esas tribunas tramo a tramo. Aquí, los vendedores llegan con todo lo que podría ser agradable para los espectadores durante el desfile : chuzos, papa caliente, espuma, bebidas frías, ponchos, mecate, accesorios fosforescentes…


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Économie

Ici tout devient une potentielle ressource de travail, une économie, tout est monnayable : une canette de bière ramassée et revendue au marché noire, un morceau de carton… Leur débrouille nous fascine, cette faculté qu’ont ces personnes sans ressources financières à inventer de multiples activités et services pour subvenir, pour survivre. A Bogotá, un jour de pluie, nous avons vu des personnes poser des planches pour aider les gens à traverser la rue inondée, moyennant une petite pièce. Nous nous interrogeons aussi sur la différence avec la France où les emplois sont rares. Il semble impossible chez nous de créer son petit commerce.. où sommes-nous en panne d’initiatives ? Ces petits boulots sont-ils une chance ? Ou révèlent-ils un profond déséquilibre économique mondial ? Mais ces activités économiques diffusent et multiples créent parfois une forme de concurrence déloyale aux commerçants officiels, dont l’activité est imposable par l’État. A Bogotá, la Septima, une avenue majeure a été piétonnisée ce qui a engendré la prolifération de vendeurs ambulants. Se postant sur le pas de porte de commerçants installés, ils créent une crispation et un déséquilibre dans les pratiques économiques de cette artère de centre ville. Comment gérer cette cohabitation ? Celle-ci nous semble opérante – les activités paraissant complémentaires…. mais jusqu’à quel point ? ce n’est pas si simple !

Economia


Aquí todo es potencial de trabajo, una economía : una lata de cerveza encontrada en el suelo revendida al mercado negro, un pedazo de cartón… Su forma de desenvolverse nos encanta, esta facultad que tienen estas personas sin recursos financieros para inventar diferentes actividades y servicios para satisfacer, para sobrevivir. En Bogotá, en un día lluvioso, vimos a unas personas instalar una poner una planchas para ayudar a los peatones a atravesar la calle inundada por medio de una pequeña pieza. Nos preguntamos entonces sobre la diferencia que hay en Francia, donde los empleos se vuelven raros. Parece imposible, en Francia, poder crear su propio comercio… o nos encontramos con falta de iniciativas? Estos pequeños trabajos son una suerte? Nos revelan un profundo desequilibrio mundial? 
Pero estas múltiples actividades económicas crean, a veces, una forma de concurrencia desleal a los comercios oficiales, quienes por su actividad dan impuestos al Estado. En Bogotá, la Septima, avenida importante que fue peatonalizada lo cual generó la proliferación de los vendedores ambulantes. Instalándose sobre las puertas de los comerciantes oficiales y creando una tensión y un desequilibrio en las practicas económicas de esta arteria del centro de la ciudad. Como manejar esta cohabitación? Esta nos parece operacional – las actividades parecen complementarias… Pero hasta que punto? Esto no es fácil!


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Paradoxe


Leur pratique est problématique et centrale. Tous les acteurs rencontrés, les urbanistes, les habitants…  s’interrogent. Ces commerces sont pour beaucoup un moyen de débrouille et de survie, il est difficilement envisageable d’interdire une activité qui crée une vraie économie de proximité et des emplois nombreux. Ce sont aussi des services réels pour les habitants. 
Mais ces commerçants représentent aussi l’hyper sollicitation commerciale quotidienne et la saturation de l’espace public, qui fatigue parfois, crée des tensions… Pas de repos ! tout est rapport d’argent ! il est parfois impossible de poser les yeux sur une marchandise sans se faire alpaguer, ou même de traverser une rue sans chercher du regard les marchandises proposées… De même l’espace public encombré de tous ces dispositifs, ne facilite pas l’accès de tous…

Paradoja


Su práctica es problemática y central. Todos los actores encontrados : urbanistas, habitantes… se hacen preguntas.
Estos comercios son para muchos un medio para sobrevivir y para desenvolverse, es difícilmente factible prohibir esta actividad que crea una verdadera economía de proximidad y un numero importante de empleos. Estos son también unos servicios que se le ofrecen a los habitantes. 
Pero estos comerciantes representan también las suplicas comerciales cotidianas y la saturación del espacio público, que cansa algunas veces creando tensiones… No hay descanso! Todo esta relacionado con el dinero! A veces es imposible mirar la mercancía sin que nos pillen, o hasta atravesar una calle sin mirar las mercancías propuestas… así mismo, el espacio público sobrecargado de todos estos dispositivos, no facilita el acceso a todos… 



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Contrôle

Nous découvrons peu à peu, avec les marchands, les mécanismes mafieux qui régissent ces activités informelles. Bien qu’elles semblent autogérées, elles sont contrôlées… secteur par secteur (d’un feu rouge à un autre) par des « protecteurs » qui soutirent de l’argent aux vendeurs. Tandis que ces mêmes marchands subissent aussi des pressions de la part des autorités qui cherchent à réguler leur présence… Les urbanistes et politiques veulent canaliser ce commerce de rue qui prolifère. Pour repenser les espaces publics, ils prennent appui sur des modèles européens, plus aseptisés pour penser les transformations… Le boulevard de Cali, juste réaménagé, pourrait devenir le nouveau modèle d’espace public sans vendeurs ambulants. Il est alors surveillé jour et nuit et on ne peut y circuler en vélo ni même monter sur les bancs (qui pourtant semblent l’inciter…). Mais cette transformation est-elle opérante ? souhaitable ? Beaucoup d’habitants s’accordent à dire que cette rue est morne… D’autres apprécient cet espace vraiment à part…
Mais quoi qu’il en soit cette régulation semble impossible… car cette pratique est là, mobile, diffuse, indétrônable… impossible à endiguer ! Comment faire avec pour modeler la ville et transformer Cali ?

Control


Nos descubrimos poco a poco, con los comerciantes, los mecanismos mafiosos que rigen esta actividades informales. Aunque parecen auto-administradas, ellas son controladas… sector por sector (de un semáforo al otro) por sus « protectores » que les piden dinero a los vendedores. Mientras que al mismo tiempo, los vendedores, sufren por la presión de parte de las autoridades que buscan regular su presencia. Los urbanistas y políticos quieren canalizar este comercio de calle que prolifera. Para repensar los espacios públicos, se basan en modelos europeos, para pensar en las transformaciones… El bulevar de Cali, que acaba de ser acondicionado, podría convertirse en el nuevo modelo de espacio público, sin vendedores ambulantes. Por eso esta vigilado día y noche, no se puede circular en bicicleta no subirse a las bancas (que parecen incitarnos). Pero esta transformación es operativa? Deseable? Muchos habitantes están de acuerdo cuando dicen que esta calle es monótona… Otros precian este espacio verdaderamente diferente…
En todo caso esta regulación parece imposible ya que la practica informa existe, se mueve y es difusa, imposible de encauzar! Como hacer para modelar la ciudad y transformar Cali? 


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Mobilité

Les vendeurs se déplacent… vers de nouveaux lieux du soir… individuellement lorsque les commerces sont mobiles, ou massivement par un jeu d’apparition et de disparition. A Cali, certains quartiers se vident quand d’autres lieux s’activent. Le centre ville par exemple hyper actif en journée avec ces vendeurs en tous genres. Des rues sont dédiées aux typologies de commerce distincts : rue des sacs, rue des chaussures, rue de l’électricité, rue des vêtements… Vers 19h tout disparait, les boutiques replient leur devanture, les commerces ambulant roulent vers leurs parkings discrets que nous tardons à découvrir… A San Antonio, par exemple, c’est l’inverse. Le soir affluent les vendeurs de maïs grillés, de boissons et les artisans qui exposent à même le sol les bijoux, pipes… Ici, tout est affaire de rythme, et il ne faut pas passer à contre courant sinon la ville paraît déserte… Les marchants sont hyper réactifs, ils s’adaptent aux aléas de la vie citadine : un chantier ? une pluie tropicale ? un soleil brulant ? le week-end ? les élections ? des touristes ? une fête ?…  Les marchands ont une connaissance parfaite des usages des espaces publics… Guêteurs parfaits, ils nous font part de leur expérience ordinaire. Ils indiquent les moments de rassemblement. Au Rio Pance, un monsieur nous explique quelles sont les périodes d’affluence, les heures, les jours, les mois, les origines géographiques des clients, les habitudes des caleños et celles des quelques touristes rencontrés sur les lieux touristiques principaux de la ville.

Movilidad


Los vendedores se desplazan… hacia otros lugares de noche… individualmente cuando los comercios son movibles, o masivamente por un juego de aparición y desaparición. En Cali, algunos barrios se abandonan cuando otros se activan. Es centro de la ciudad, por ejemplo, es muy activo en el día con sus vendedores de toda clase. Las calles son dedicadas a varios tipos de comercio : la calle de los bolsos, la de los zapatos, la de la electricidad, la de la ropa… Hacia las 7:00pm todo desaparece, las tiendas cierran, los vendedores ambulantes ruedan hasta sus parqueaderos discretos que tardamos en descubrir… En San Antonio, por ejemplo, es al contrario. En la noche llegan los vendedores de mazorca, bebidas y artesanos que exponen sus creaciones en el suelo… Aquí, todo va a un ritmo, el cual debemos seguir, si no la ciudad parece desierta… Los vendedores son súper reactivos, se adaptan a los ires y venires de la ciudad : una obra de construcción, una lluvia tropical, un solazo, un fin de semana, las elecciones, los turistas, un evento… Perfectos vigilantes, que nos cuentan sus experiencias ordinarias. Nos indican los momentos de encuentro. En el río Pance, un señor nos explica cuales son los periodos de mayor afluencia, las horas, los días, los meses, los orígenes geográficos de su clientela, las costumbres de los caleños y las de los turistas encontrados en los principales lugares de la ciudad. 



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Sécurité

Paradoxe aussi au niveau de la sécurité… Au pays de la peur, dans une ville où celle-ci est palpable… les commerces ambulants nous paraissent être rassurants, présents, toujours de bons conseils. Ils permettent de repérer les « Ojas » lieux de consommation de drogue contrôlés et très dangereux…pourtant certains stigmatisent la présence des vendeurs ambulants en disant qu’ils ont des doubles activités et peuvent aussi vendre des produits stupéfiants … fantasme ou réalité ?
Pour nous les gringos, ils sont de petits refuges. Ils sont les clefs d’entrée vers la culture locale populaire… Parmi les touristes, ils semblent y avoir ceux qui tentent, qui osent, et ceux qui ne veulent pas rentrer dans cette pratique, la regardent avec distance… Souvent on nous invite à tenter les spécialités locales comme tous ces fruits vinaigrés et salés qui nous surprennent ou les champus, mixtes de fruits et de maïs…

Seguridad


Encontramos también una paradoja con respecto a la seguridad… En el país del miedo, en una ciudad donde este es palpable… los comerciantes ambulantes nos tranquilizan, presentes, siempre nos dan buenos consejos. Ellos nos permiten localizar las ‘Ollas’, lugares de consumo de droga controlados y muy peligrosos… sin embargo, alguno estigmatizan la presencia de los vendedores ambulantes diciendo que tiene doble actividad y que pueden vender también productos ilícitos… Creencia o realidad?
Para nosotros los gringos, ellos son unos pequeños refugios. Son la llave de entrada hacia la cultura local popular… Con frecuencia nos invitan a probar las especialidades locales, como las frutas envinagradas y saladas que nos sorprenden o el champús, mix de frutas con maíz… 




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Proximité

Le vendeur ambulant c’est le lien entre dedans et dehors pour ceux qui circulent de maisons en maisons les approvisionnant unes à unes. Pour ceux qui s’installent en bord de rue et sur les places, ce sont des abris dans l’espace public, des espaces presque privés. Chacun a son espace vital… modifie les comportements des passants et voisins : on ne peut pas les ignorer. Qui irait jouer au ballon à côté du vendeur de jus ? Ou qui crierait à coté du minuteros ? Ce qui nous marque c’est leur manière de rendre la rue vivable car vivante, car qu’est-ce qu’une rue sans habitants ? sans circulation humaine ? Par leur simple présence, ils habitent cet espace public qui se dessine en creux des petites maisons aux fenêtres grillagées.
La rue est un espace public délaissé par les pouvoirs publics qui est investie par le privé, prolongeant le carrelage de la façade de leur maison sur le sol pour créer une unité, installant des arbres en moulant des bacs en béton, taillant un arbre en forme de canard. 
Ainsi, l’habitant prend soin du seuil de sa porte, le façonne à son image… l’occupe la journée puis se retire la nuit tombée dans son intérieur… reste ensuite cette mise à distance par les barreaux qui disent beaucoup des peurs et des tensions… Mais ce soin apporté fait la ville.
 Le privé se renferme dans ses murs tout en s’étendant par touche ou aplat sur l’espace public. Seuls les vendeurs sur les trottoirs, les arbres par les plantations multiples, diversifiés et installés de manière irrégulières créent des paysages changeants, donnent à chaque rue sa singularité.

Proximidad


El vendedor ambulante es el vinculo entre el adentro y el afuera para aquellos que recorren las casas abasteciendolas una a una. Para aquellos que se inhalan al borde de una calle y en las plazas, se vuelven un refugio en el espacio público, espacio casi privados. Cada quien tiene su espacio vital… modifica los comportamientos de los caminantes y vecinos : no se pueden ignorar. Quien iris a jugar con un balón al lado del vendedor de jugos? O quien gritaría al lado del minutero? 
Lo que nos marca es la forma en que convierten la calle vivible por que se vuelve animada, porque que es una calle sin habitantes? Sin circulación humana? Con su presencia, ellos habitan éste espacio público que se dibuja con la intermitencia de pequeñas casas con sus ventanas cercadas.
La calle es un espacio público abandonado por los poderes públicos, que el privado se toma : prolongando su piso hasta el anden para crear una unidad, sembrando arboles al rededor de las bancas en concreto o talando un árbol en forma de pato…
Asi, el habitante se apropia de ese espacio de transición entre lo público y lo privado a su manera, espacio que ocupa durante el día y en la noche se resguarda en su interior. Se ven también esas rejas quien os dicen mucho sobre los miedos y la tensiones… pero esta personalización hace la ciudad. 
El privado se encierra en sus muros extendiendo en el espacio público. Solo los vendedores ambulantes en los andenes, los diversos arboles sembrados de manera irregular crean paisajes cambiantes y dan a cada calle su singularidad.

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Charla en Lugar a Dudas / discussion à Lugar a dudas

Aujourd’hui nous invitons les acteurs rencontrés en chemin à partager notre démarche et le travail en cours. Nous sommes accueillis par Lugar a Dudas – un lieu d’art contemporain hors norme situé dans le quartier de Grenada – pour mettre en partage notre projet.
Nous décidons de présenter le film de promotion que nous avons tourné et monté le jour même dans des conditions incroyables  : nous avons en effet essuyé une forte tempête et avons du écoper dans la maison inondée. Cette journée un peu folle marquera le ton et la forme de cette vidéo de présentation !
De là où nous nous trouvons dans notre expérimentation, nous souhaitons échanger avec le groupe de complices réunis, les questionnements naissants. Cela pour affiner notre compréhension de la ville et bien sur améliorer nos prestations d’agence de voyage !

Invitamos a nuestros complices, encontrados en el proceso de trabajo, a compartir nuestros dudas… Somos invitados por Lugar a Dudas – un lugar de arte contemporáneo extraordinario situado en el barrio de Grenada – a compartir nuestros proyectos.
Aquí, en Cali trabajamos a la vez el desarrollo de nuestro concepto de agencia de viajes y precisamos nuestra metodología, afirmamos nuestros valores. Trabajamos duro para encontrar la ciudad en todas sus aspectas y realidades, comprender y activar los espacios públicos de Cali.
Hasta aqui, en nuestra experimentación, tenemos preguntas que queremos compartir con ellos. Todo esto para refinar nuestra comprensión de la ciudad y mejorar nuestras prestaciones de agencia de viajes para proseguir nuestras actividades. Decidimos presentar la película de promoción que filmamos el mismo día con condiciones increíbles : hemos sufrido de una tempestad fuerte y tenemos vaciar el agua en la casa inundada. Este día un poco loco marcará  el tono y la forma de este vídeo de presentación. 


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Voilà vers quoi nous avons tenté d’orienter le débat :

Comment travailler sur le sentiment de sécurité et tenter d’apaiser la vie à Cali ?
Comment créer des circulations entre des quartiers enclavés, qui se tournent le dos ? et faut-il vraiment créer des circulations?
Comment s’appuyer sur les compétences et les ressources des habitants ?
Comment penser la transformation de la ville à partir de son identité et sans calquer sur les modèles européens ?

A travers l’agence de voyage, nous inventons une forme pour amener ces questionnements. Nous souhaitons partager nos observations issues de l’immersion (avec nos regards d’étrangers) et faire en sorte qu’elles puissent générer du débat entre les acteurs de Cali.

Aquí algunos ejes sobre los cuales preparemos el debate :

¿ Cómo trabajar en el sentimiento de seguridad e intentar apaciguar la vida en Cali?
¿ Cómo crear circulaciones entre barrios enclavados? ¿ y es necesario reconectar les ? 
¿ Cómo apoyarse en las competencias y los recursos de los habitantes?
¿ Cómo pensar en la transformación de la ciudad a partir de su identidad y sin calcar sobre los modelos europeos?

A través de la agencia de viajes Inventamos una forma para traer estos interrogatorios. Deseamos compartir nuestras observaciones nacidas de la inmersión (con nuestras miradas de extranjeros) y procurar para que puedan generar el debate entre los actores de Cali.

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Pour parler des enjeux de sécurité dans l’espace public, nous décidons de commencer par une mise en situation, où nous partageons ce que nous avons vécu depuis notre arrivée à Cali.

Para hablar de puestas de seguridad en el espacio público, decidimos comenzar con una postura en situación, donde compartimos lo que vivimos desde nuestra llegada a Cali.


«  Cuidado  » «  Range ton appareil photo, c’est dangereux ici.  » «  Ne laisse pas ton fils partir seul, quelqu’un va l’embarquer.  » «  Je vous accompagne à la banque, c’est dangereux sinon.  » «  Il y a des yeux partout, tout le monde ici nous écoute.  » «  Ne descendez pas ici, c’est trop dangereux .  » «  Ils arrachent les lunettes, et même les chapeaux.  » «  Là-bas il ne faut jamais aller sans être accompagné.  » «  Avec le petit n’y allez pas.  » «  La nuit c’est pire, il faut faire très attention.  » «  Il ne faut pas sortir la nuit.  » «  On va vous escorter.  » «  Ici, il ne faut faire confiance à personne, voici mon numéro.  » «  Un téléphone comme cela il ne faut pas le sortir dans la rue.  » «  Ici ce n’est pas très sur, venez on va aller de l’autre côté.  » «  Là bas il y a des endroits de shoot, on ne sait pas qui peut venir et te voler.  » «  A partir de 2 heures pm il faut redescendre, là ça va il y a encore la police et il y a encore du monde mais il ne faut pas trainer.  » «  Redescendez maintenant, avec cette caméra il faut redescendre.  » «  Il y a des bandes qui viennent, qui ne sont pas d’ici et qui te volent tout.  » «  Attention ici !» «  La quinta c’est un coupe-gorge.  » «  à cette heure il faut prendre le taxi.  » «  Ici ça ne craint rien c’est assez tranquille.  » «  Le mio c’est mieux c’est plus sûr.  »

“Cuidado”  » Ponga su cámara , es peligroso aquí .  » « No deje a su hijo irse único , alguien va llevarlo . »  » Yo te acompaño al banco, es peligroso .  »  » Hay ojos por todas partes, todo el mundo aquí nos escucha. »  » No baje aquí, es demasiado peligroso.  »  » Roben sus gafas, e sus sombreros.  »  » Aqui no se puede ir sin estar acompañado.  »  » Con el niño no va más lejos.  »  » La noche es peor , hay que tener mucho cuidado. »  » No se debe salir durante la noche.  »  » Te acompañamos .  »  » Aquí es importante confiar en nadie , aquí está mi número. « 
 » Un teléfono como este no se debe salir en la calle con este.  »  » Aquí no es muy seguro , sólo tendremos que ir al otro lado.  »  » Por allí hay lugares de consumos , no sabemos quién puede venir y robar .  » « A partir de 14:00 de la tarde, tiene que bajar , todavía hay la policía, pero no tarde .  » “ Baja ahora , con esta cámara tiene que bajar .  »  » Hay bandas que vienen que no están de aquí y te roban todo .  »  » Cuidado ! « ,  » La quinta es un sitio peligroso.  »  » En este momento tenemos que tomar el taxi .  »  » Aquí, teme a nada, esta bastante tranquilo .  »  » El MIO estas mas seguro. « 

Ces remarques constantes, venant de nombreuses personnes bienveillantes nous trottent dans la tête et nous mettent dans un climat d’insécurité et de tension. Nous nous demandons alors si ces conseils sont toujours justifiés et si la violence est aussi forte qu’on veut bien nous le dire. Faut-il vraiment écouter les conseils des caleños  ? La peur est-elle toujours légitime  ? Est-ce qu’il y a toujours des zones interdites à Cali  ? (à l’image de la carte touristique)

Estas observaciones, viniendos de numerosas personas bondadosas, nos interrogan y nos ponen en un clima de inseguridad y de tensión. Nos preguntamos entonces si estos consejos siempre son justificados y si la violencia es tan fuerte que quiere decírnoslo. ¿ Verdaderamente hay que escuchar los consejos de caleños? ¿ El miedo siempre es legítima? ¿ Acaso hay siempre unas zonas prohibidas en Cali? (A la imagen de la mapa turística.)

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L’insécurité existe. Le conflit armé n’est pas terminé (recrudescence de violences dans certaines zones du pays).  Mais rien de comparable à la situation d’il y a 15 ans. Mais pour nous, en tant qu’étrangers, cette violence dans l’espace public est peu perceptible. Les choses changent. Nos actions à travers l’agence de voyage cherchent à destigmatiser certaines zones de la ville, et ouvrir de nouvelles circulations. Nous nous rendons compte également que notre culture européenne, dans le champs de l’urbanisme, nous pousse à vouloir créer des porosités, désenclaver, créer du lien, des échanges, et sortir des ghettos…pour régler certains problèmes urbains, mais ses interventions sont-elles vraiment légitimes dans ce contexte ? Ont-elles vraiment du sens ici  ?

La inseguridad existe. El conflicto armado no se acaba (recrudecimiento de violencias en ciertas zonas del país). Pero nada comparable en la situación de hace 15 años. Tenemos dolor de sentir la violencia en el espacio público. Las cosas cambian. Con nuestra cultura europea, tendríamos ganas de destigmatisar ciertas zonas de la ciudad, de abrir nuevas circulaciones, de crear porosidades. ¿ Nuestras intervenciones buscan siempre poner fin a un enclave, al crear del lazo, intercambios, y salir de guetos. ¿ Pero sus intervenciones son verdaderamente legítimas? ¿ Verdaderamente tienen sentidos aquí?

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Retours sur les éléments de débat…
Pour les complices, le danger existe. Mais il s’agit également d’une question d’attitude.
Pour eux la peur entraîne souvent le danger puisque l’anxiété attire l’embrouille !
Une expression colombienne dit : « Dar papaya » = « celui qui tend la bâton pour se faire battre » comme par exemple ne pas sortir sa carte de crédit ou son appareil photo dans certaines zones. Pour cela, il faut bien connaître les codes. Eux-mêmes sont prudents : certains sortent avec un chien, d’autres ne se promènent pas seuls dans certains quartiers. Beaucoup n’ont jamais mis les pieds dans les quartiers invasifs. La nuit semble aussi un facteur d’insécurité supplémentaire.
Vueltas sobre los elementos de debate…Para los cómplices, el peligro existe. Pero también se trata de una cuestión de actitud. Una expresión colombiana dice: Dar papaya = el que da el palo para hacerse golpear. No se trata de no ir en las zonas dicha de « no derecho » pero  acudir a su sentido común (no sacar su tarjeta de crédito o sacar su cámara de fotos por todas partes, por ejemplo). Para eso, hay que conocer bien los códigos. Ellos mismos son prudentes: algunos salen con un perro, otros no van sólo en ciertas zonas. La noche parece también un factor de inseguridad suplementaria. ¡ Para ellos, es también el miedo qué provoca el peligro!

En tout cas, tous s’accordent à dire qu’il faut travailler sur ces questions d’insécurité. Certains trouvent dans le rire et le décalage un moyen d’aborder autrement ces problématiques très complexes. Certains nous remercient pour notre regard extérieur qui révèlent des choses invisibles, devenues quotidiennes car complètement intégrées par les locaux.

En todo caso, ellos todos se acuerdan de decir que hay que trabajar en estas cuestiones de inseguridad. Algunos encuentran en la risa un desfase que permite abordar de otro modo estas problemáticas muy complejas. Algunos nos agradecen por nuestra mirada exterior que revelan cosas invisibles, vueltas diarias e integradas por los locales.

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Des regards plus critiques sont portés sur le choix de mettre en scène l’étranger via l’agence de voyage… on nous demande si nous jouons sur la « xénophilie »… en s’appuyant sur l’amour que les caleños manifestent envers les étrangers… Ce rapport est il sain ? N’a-t-on pas une image biaisée par le fait qu’ils sont très avides de rencontrer des touristes et des étrangers ?

Miradas más críticas se apoyan sobre la elección de utilizar la figura del extranjero vía la agencia de viajes. Nos piden si jugamos sobre el « xénophilie » apoyándose en el amor de caleños para los extranjeros… ¿ Este relacion es sano? ¿ No tenemos una imagen torcida por el hecho de que caleños son muy ávidos de encontrar a turistas y extranjeros?

Le dispositif « agence de voyage » nous permet d’interroger la figure de l’étranger. Il questionne aussi le tourisme tel qu’il existe et se développe en ce moment même en Colombie. Il est difficile de sortir des sentiers battus et tout se concentre vers des sites ultra saturés, où toutes les destinations et services sont fléchés. Sur la forme de cette performance/ charla cela nous pose question : quand se mettre en jeu ? quand sommes-nous nous mêmes ? Quand devons nous garder nos personnages ? Quand l’agence doit-elle se mettre en route ? Comment partager la démarche, d’autant plus lorsque la langue n’est pas une évidence ?

¡ Pensamos que como extranjeros tenemos siempre un filtro, tanto empujar al extremo la figura del turista ! Esto nos interesa porque plantea la cuestión de la figura del extranjero pero interroga así el toursime tal como existe y hasta se desarrolla de momento en Colombia, que se abre al internacional. Sobre la forma de esta realización / charla esto nos plantea cuestión: ¿ cuándo nos ponemos en juego, cuando somos nosotros mismos? ¿ Cuando debamos conservarnos nuestros personajes? ¿ Cuándo ponemos poner en marche nuestra agencia? ¿ Cómo compartir el proceso ?

Première sortie de l’agence de voyage / Primera viajé de nuestra agencia !

Casquettes, rouge à lèvres et vernis, petits foulards. Tout le monde est prêt ? Notre petite agence de voyage largue les amarres dans les rues de Cali… Nous ne savons pas réellement ce que nous allons déclencher, ce que notre présence va créer chez les caleños ? Quelles interactions possibles ? Et au fait, a-t-on le même humour ? Nous faisons le choix de nous exposer en quelques sortes. Prêtes à tout ? On part à l’aventure !
L’enjeu de ce premier voyage au cœur du pays de la salsa :
– tester l’outil en dehors de notre contexte habituel,
– prendre le risque de se mettre en scène dans un espace public qui peut parfois être hostile,
– créer un espace-temps pour accueillir des rencontres, recueillir des témoignages, proposer de premiers échanges insolites,
– créer du décalage dans la vie quotidienne, humour, poésie, absurde pour pouvoir peut-être mettre en lumière des histoires, des détails…

Gorra, rojo en las uñas y en los labios, los pequeños fulares. ¿ Todo el mundo está listo? Nuestra pequeña agencia de viajes larga las amarras en las calles de Cali… ¿ Realmente no sabemos lo que vamos a provocar, lo que nuestra presencia va a crear en los caleños? ¿ Cuáles interacciones posibles? ¿ Y al hecho, tenemos el mismo humor? Nos exponemos en algunos tipos. ¿ Listas a todo? ¡ Nos vamos a la ventura!

La puesta de este primer viaje en el corazón del país de la salsa :

– someter a un test la herramienta aparte de nuestro contexto acostumbrar,

– tomar el riesgo de ponerse en action, a dentro de una performance, en un espacio público que puede ser hostil a veces,

– crear un espacio-tiempo para acoger encuentros, recoger testimonios, proponer primeros intercambios insólitos,

– crear un desfase en la vida cotidiana. Humor, poesía, absurda para poder posiblemente poner en evidencia historias, detalles…

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Nous profitons de cette première sortie pour tourner également notre film promotionnel de l’agence de voyage… Cela nous aide à nous mettre en scène. La présence de la caméra crée une attraction sans précédent et renforce notre « pouvoir scénique ».
Sacamos provecho de esta primera salida para  porducir también nuestra película promocional de la agencia de viajes… Esto nos ayuda a actuar. La presencia de la cámara crea una atracción sin precedente y refuerza nuestro  » poder escénico « .
Nous arpentons les rues, « Bienvenidos a bordo », « Buenas tardes, señoras y señores », « Bienvenida a Cali » « La tripulación Carton Plein esta muy feliz de compartir con ustedes »… slogans scandés à l’aide de notre haut-parleur… beaucoup des gens se retournent, sourient ou semblent parfois déconcertés. À seulement quatre hôtesses, avec nos acolytes photographes et nos maigres apparats, nous sommes stupéfaits de voir cette mise en scène prendre corps. Notre équipage prend vie !
Recorremos a paso largo las calles,  » Bienvenidos a bordo « ,  » Buenas tardes, señores y señoras « ,  » Bienvenida a Cali « . La tripulación Carton Plein esta muy feliz de compartir con ustedes  » eslóganes escandidos con la ayuda de nuestro altavoz … muchos de la gente se vuelven, sonríen o parecen a veces desconcertados. A solamente cuatro huéspedes, con nuestros acólitos fotógrafos y nuestras nos pequeños trajes , somos dejados estupefacto de ver esta escena tomar consistencia. ¡ Nuestra tripulación toma vida !
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Nous voilà sur la place San Francisco. Ici règne un calme surprenant pour un espace en plein cœur de ville, seulement ponctué par les réclames des vendeurs ambulants et les envols de centaines de pigeons. Notre arrivée provoque un mouvement, petit à petit les gens nous accostent, puis c’est une petite trentaine de personnes qui nous encerclent. Curieux, réceptifs au décalage, interrogatifs.
Llegamos sobre la Plaza San Francisco. Aquí reina una calma que sorprendente para un espacio situado en corazón lde la ciudad, solamente puntuado por las publicidades de los vendedores ambulantes y los vuelos de centenas de palomos. Nuestra llegada provoca un movimiento, poco a poco la gente nos cerca, luego es treintena de personas que nos cercan. Curiosos, receptivos al desfase, interrogativos.
« Comment fait-on pour vous acheter un ticket ? » « Vous vendez des passeports français ? » « C’est quoi le but de votre action ? » Vous êtes vraiment une agence ? » Vous travaillez pour qui ? » «  Ah, c’est une performance… » «  A quoi ça sert ? » « C’est super. » «  Je peux prendre une photos avec vous, ça me fera un super souvenir. »
 » ¿ Cómo hacemos para comprarle billetes?  »  » ¿ Vende pasaportes franceses?  »  » ¿ Qual es el fin de su acción?  » ¿ Es una verdadera agencia?  » ¿ Para quién trabaja  ?  »  » ¿ Oh, es una performance »  » A qué esto sirve?  »  » Es super.  »  » Puedo hacer fotos con ustedes, esto me hará un super recuerdo . « 
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Notre présence et notre mise en scène crée un élan, une énergie que nous ne maîtrisons pas totalement mais par laquelle nous nous laissons envahir. Les cartes postales collectives deviennent le point culminant de cette mise en scène partagée ! Des petits groupes de discussions se mettent en place : ici on parle d’immigration, là de politique, plus loin de la ville et de ses ressources.
Nuestra presencia y nuestra performance crea un arranque, una energía que no controlamos totalmente sino por la que nos dejamos invadir. ¡ Las postales colectivas se hacen el punto culminante de esta producción partida! Pequeños grupos de discusiones se colocan: aquí hablamos de inmigración, allí de política, más lejos de la ciudad y de sus recursos.
Certains habitants sont volontaires pour nous guider ou faire part de leur connaissance de la ville. Les vendeurs ambulants se saisissent de la scène et viennent nous proposer leur appui : nous nous prenons en photo avec eux, nous utilisons leur machine pour poursuivre notre parade…  en profitons pour mettre en place une « radio carton », récolter des informations sur l’espace public, le jeu, des émotions, nous continuons notre processus de carte postales vivantes… le cadre est vraiment idéal et permet une vraie synergie.
Ciertos habitantes son voluntarios para guiarnos o dar parte de su conocimiento de la ciudad. Los vendedores ambulantes vienen proponernos su apoyo: nos fotografiamos con ellos, utilizamos sus máquinas para perseguir nuestra parada… saca provecho de eso para establecer una  » radio cartón « , recoger informaciones sobre el espacio público, el juego, emociones, continuamos nuestro proceso de postales vivas…  el momento es verdaderamente ideal y permite una verdadera sinergia.
Nous reprenons notre route pour la place Caicedo…
A 500 mètres de la précédente, règne une autre atmosphère, un autre public. Nous sommes réellement frappés par ce changement radical. L’accueil est beaucoup plus froid, les caleños présents sont méfiants… Ne pas perdre notre cohésion, notre personnage, notre énergie. Heureusement la présence et l’intervention d’un caleño, qui nous accompagne depuis la place de San Francisco, permet de briser la glace… Séduit par notre intervention il prend le hat-parleur pour mobiliser la foule…de nouveau, petit à petit, on se regroupe autour de nous. C’est un peu de magie. Les discours fusent, les explications, les questions, les échanges, parfois un peu plus violents que d’autres.
Seguimos nuestro camino para la Plaza Caycedo…
A 500 metros de la precedente, reina otra atmósfera, otro público. Somos realmente golpeados por este cambio radical. La acogida es mucho más fría, caleños son desconfiados… No perder nuestra cohesión, nuestro personaje, nuestra energía. Afortunadamente la presencia y la intervención de un personaje colombiano, que nos acompaña desde la plaza de San Francisco, permite romper el hielo. De nuevo, poco a poco, se reagrupa alrededor de nosotros. Es poca magia. Los discursos se se multiplican, las explicaciones, las cuestiones, los intercambios, a veces un poco más violentos que otros.
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Nous ressortons de cette expérience avec la tête qui tourne, le sourire aux lèvres… « ça marche ! » Il se passe quelque chose, les gens sont réceptifs, on arrive à vraiment échanger, on est accueillis. Bien sûr nous devons affiner cet outil pour trouver notre juste place et ne pas se faire envahir par les histoires personnelles des uns et des autres. Tenir le cap de l’agence ! Travailler à la cohésion de groupe ! Peaufiner notre imaginaire ! Ce sont les nouveaux défis de la Compagnie !

Volvemos de esta experiencia con la cabeza que gira, la sonrisa a labios  » ¡ esto fonctiona!  » Pasa algo, la gente es receptiva, intercambiamos verdaderamente, estamos acogidos por la gente. Por supuesto debemos refinado esta herramienta para encontrar nuestro sitio justo y no hacerse invadir por las historias personales de unos y otros. ¡ Tener el cabo de la agencia! ¡ Trabajar en la cohesión de grupo! ¡ Continuar desarrollando nuestro imaginario! ¡ Son los nuevos desafíos de la Compañía !